‹ Traité de thérapeutique chirurgicale (volume 2)Chapitre 157 sur 191 · LUXATIONS DU POIGNET · texte numérisé non relu

LUXATIONS DU POIGNET

1" Luxation radio-carpienne. — La réduction de cette luxation exceptionnelle soblicat aisément [)ar l'extension en ligne directe, ou bien par le renversement de la main en arrière, pendant que le chirurgien repousse le cari»e on sons inverse du déplacement. Même facilité de réduction dans les luxations radio-cubitales inférieures. Loder réduisit au bout de huit semaines le cubitus luxé en arrière; Rognetta réussit après soixante jours. La réduction peut être opérée en maintenant solidement le radius et en repoussant en môme temps le cubitus vers l'articulation. Dans plusieurs observations, on note la récidivité du déplacement : en pareil cas, un appareil à attelles luttera contre cette tendance.

2" Luxations carpiennes. — Les luxations des os du carpe entre eux, les luxations médio-carpiennes constituent des variétés peu intéressantes au point de vue thérapeutique. Le grand os s'est quelquefois luxé : une pression directe suffira pour le réduire, mais il a fallu, dans la plupart des cas, la compression d'une attelle pour le maintenir en place. La réduction est tout aussi instable quand il s'agit du pisiforme luxé : Gras (1), Fergusson l'ont vu parfaitement. Erichsen (2) et Taafîe [S] ont pu réduire par une forte pression l'os semi-lunaire énucléé du massif carpien sous la peau ; Montjau de Bruyère (4), Holmes (5), ont publié des observations d'os semi- lunaire chassé du carpe et hernie à travers une plaie cutanée; nous-mème on avuns publié une belle observation (6). En pareil cas l'extirpation de l'os s'imjjose.

3" Luxations du premier métacarpien. — Dans les luxations du métacarpien du ponce en arrière, la réduction s'opère à l'aide de l'extension seule ou de l'extension combinée à une pression modérée. Cependant, il a été quelquefois impossible de replacer les extrémités articulaires en leurs rapports normaux : cela est arrivé à Gérin Roze (7) et à Bourguct (8). La contention, après réduction, n'est point toujours aisée : Fergusson, qui croit avoir rencontré plusieurs fois luxation semblable, insiste sur cette difficulté. Malgaigne et Nélaton recommandent l'appareil de Boyer : une compresse longuette, soutenue par une attelle, est placée

(1) Ghas, Gazelle )n,*d. de Paris, 1835, p. 3i2.

(2) EniciisEN, Science and Art of Surr/en/, 18Gi, p. 312.

(3) Taafîe, Drit. med. Journ., 1869, May, I.

(4) .Montjau de Rruykue, in .Malgaigne, Op. cit., p. 718. {h) HoLJiES, System of Surr/er;/, 18G1, t. II. p. 585.

(6J Funr.LF,, Gaz. hebd. des se. méd. de Montpetliev. 1887.

(7) Gérin Roze, Biitl. de la Soc. anal., 185S, t. III, p. 2G6.

(8) BoLRc.LT.T, m Malgaigne, o/j. 0(7., vol. II. p. "28. . .

sur l'extrémité postérieure de l'os réduit ; le tout est fixé par une bande étroite parlant de l'extrémité du pouce et s'enroulant jusqu'au poignet. L'appareil restera en place de vingt-cinq à trente jours.

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