AFFECTIONS DE L'UTÉRUS ET DE LA VULVE
profondément pendant la construction du fil ; 4° la nécessité' de la réunion immédiate assurée par une bonne antisepsie avant et après l'opération ».
Donc, c'est à elle qu'on aura recours dans le premier degré de prolapsus, lorsque l'utérus reste presque en place et que l'abaissement porte sur la paroi vaginale antérieure et sur la vessie. Même indication dans un degré plus avancé, lorsque l'utérus n'est plus qu'à 4 ou o centimètres de l'orifice vulvaire. La colpopérinéorraphie sera largement faite et on la complétera, au besoin, par une colporraphie antérieure. On la pratiquera d'ordinaire par le procédé de Pozzi décrit plus haut; mais si la cystocèle est considérable, mieux vaudrait, d'après Bouilly, le procédé de Fehling, qui consiste à faire, sur la paroi vaginale antérieure, une double colporraphie latérale en laissant entre les parties avivées une bande de tissu sain, comprenant la colonne antérieure du vagin. « De cette façon, les lignes de réunion ne sont pas trop tendues et l'avivement bilatéral peut représenter une somme de froncement des tissus plus considérable que celle obtenue par l'unique avivement ovalaire. Fehling conseille en outre de faire l'opération en deux temps et de ne pratiquer la colpopérinéorraphie que quinze à vingt jours plus tard; de cette façon les sutures ne sont pas tiraillées et les résultats définitifs sont meilleurs. »
§ 5. Opérations complexes combinées dans les prolapsus. — ■ Mais il est des cas plus complexes où la restauration du périnée ne suffit plus ;' après avoir reconstitué son « soutien inférieur », il faut s'adresser soit à ses moyens de fixité supérieure, à ses ligaments, soit à lui-même « pour le modifier dans son poids ou pour le supprimer d'une manière radicale ». Une des premières opérations propices consiste à raccourcir les ligaments ronds. Nous avons étudié ailleurs cette opération aV Alquié-Alexander et nous n'y reviendrons pas ici; en tant qu'opération unique, elle est jugée insuffisante, mais elle est justifiée comme traitement complémentaire de la colpopérinéorraphie. Doléris recommande l'exécution immédiate et en une seule séance de ces deux interventions. Il en est de même de Yhystéropexie par laquelle nous avons déjà vu traiter les rétrodéviations utérines. Elle aussi n'est et ne peut être qu'une opération complémentaire de la restauration du périnée; car sans périnéorraphie concomitante, l'utérus s'abaisse de nouveau, entraînant à sa suite la paroi abdominale antérieure déprimée en godet. N'oublions pas que le col de la matrice doit être extirpé par une amputation élevée dans tous les cas où l'on constate son hypertrophie. Cette opération précédera la colpopérinéorraphie .
§ 6. Hystérectomie vaginale dans les prolapsus. — Avec Richelot, Terrillon, Pozzi, Quénu, nous avons été des premiers à pratiquer l'hystérectomie vaginale dans des cas d'utérus prolabé, et l'opération est des plus faciles après l'anesthésie à la cocaïne. Mais cette opération, quelle que soit la technique que l'on emploie, doit être suivie d'une colpopérinéorraphie. Sans cela la cystocèle et la rectocèle se reproduisent et une restauration du périnée s'impose. Aussi l'hystérectomie