B. EXTIRPATION DE LA GLANDE PALPÉBRALE
Tv Temps. — Le malade couché sur le dos et la paupière supérieure retournée avec l’écarteur de Desmarres; le globe de 1 œil est attiré en bas et en dedans à l’aide d’une pince à fixation, placée en haut et en dehors de la cornée. Cette manœuvre fait saillir la glande lacrymale palpébrale dans la partie externe du cul-de-sac conjonctival.
2e Temps. — Incision de la conjonctive de dedans en dehors, découverte et excision des lobules glandulaires, qui sont entourés d’une gaine celluleuse résistante.
TUMEURS
TUMEURS BENIGNES
KYSTES
Les kystes simples ou dacryops sont rares et s’extirpent par la voie conjonctivale ; s’ils sont volumineux et en rapport avec la portion orbitaire de la glande, l’opération sera faite par l’incision cutanée.
TUMEURS MALIGNES
Les tumeurs malignes de la glande lacrymale sont le plus souvent constituées par un tissu spécial auquel on a donné le nom de cylindromes. Ces tumeurs peuvent subir une évolution rapide, avec envahissement des ganglions cervicaux. On peut observer également l’épithélioma.
On en pratiquera l’extirpation en limitant autant que possible l’incision au pourtour de l’orbite et en évitant de blesser les rameaux orbiculaires du nerf frontal.
On emploiera la même technique que pour l’ablation de la glande saine. Il faut éviter de morceler et de déchirer la tumeur et faire une hémostase complète. On pourra tamponner la plaie pendant quarantehuit heures avant de suturer la peau.
Dans les cas graves, il faut extirper les ganglions cervicaux dégénérés.