‹ Traité de thérapeutique chirurgicale et de technique opératoire. Tome deuxièmeChapitre 222 sur 277 · GRENOUILLETTE · texte numérisé non relu

GRENOUILLETTE

La grcnouillette est un kyste d’origine salivaire, siégeant au niveau du plancher buccal. On distingue cliniquement la grcnouillette en sublinguale et en sous-maxillaire suivant que le kyste salivaire fait saillie dans la cavité buccale, sur le côté du frein de la langue, ou bien, au

Fig. 574. — Schéma de l’évolution de la grenouillette en haut vers le frein de la langue ou bien en bas à la région sous-maxillaire.

contraire, à la région sous-maxillaire, entre le bord inferieur du maxillaire et l’os hyoïde.

Grenouillette buccale ou sublinguale.

La grenouillette buccale s’opère dans la position de Rose. Les arcades dentaires sont écartées avec 1 ouvre-bouche à anneaux.

OPÉRATION

i» Excision partielle. - Si la tumeur est de petit volume et lorsque sa paroi supérieure est très mince, on peut pratiquer l’excision de tout ce qui dépasse le plancher buccal. On cautérise au nitiate d aigent ou bien au thermo-cautère la paroi inférieure, qui est laissée dans la plaie.

2° Excision totale. — L’ablation totale du kyste est le traitement de choix lorsqu’elle est possible sans qu’on soit obligé défaire des dégâts importants du côté du plancher buccal.

La paroi supérieure du kyste est entièrement îéséquée avec la pince

7 • U. Opération de la grenouillette sublinguale dans la position de Rose. Résection de la poche kystique.

suture sont passés dans la profond put-

du kyste en la capitonnant ’ d * retrécn' la cavita

‘ *’$Ê3Êm v/ 'sfr-* %

Jf 1

OPÉRATIONS SUR LA TÊTE

4og

Les fils sont enlevés partiellement au bout de 2 ou 3 jours, s’il se produit au-dessous d’eux de la suppuration.

Fig. 577. — Id. Figure schématique montrant la plaie qui résulte de la résection partielle de la poche.

L’opéré doit faire, jusqu’à complète guérison, de fréquents lavages de la bouche à l’eau boriquée ou bien à l’eau oxygénée étendue.

G-renouillette sous-maxillaire.

On pratiquera l’extirpation totale de la poche par la voie sousmaxillaire. Cette opération est très simple et ne mérite pas une description spéciale. (Voir les opérations sur la région sous-maxillaire.)

TUMEURS MALIGNES

Si l’on excepte certains cas de sarcomes et de tumeurs mixtes mal caractérisées, les tumeurs malignes primitives de la langue et du plancher buccal sont presque exclusivement des épithéliomes.

L’infection ganglionnaire est généralement précoce. On sait la fréquence de la dégénérescence cancéreuse du psoriasis lingual et des ulcérations entretenues par une dent cariée.

L’épithéliome peut débuter en tous les points de la muqueuse buccale.

A la langue, le siège de prédilection est la partie moyenne des bords de l’organe. On l’observe soit sur la partie dorsale, notamment dans le cas de leucoplasie buccale, soit au frein, soit à la base.

Le diagnostic se fait à la vue et surtout au toucher. L induration spéciale du cancroïde ne laisse aucun doute à un clinicien exercé.

Si l’on hésite, on pratiquera l’examen histologique d un fiagment de 4 à 5 millimètres, prélevé après anesthésie locale par des injections interstitielles de cocaïne.

Page 1