‹ Traité de thérapeutique chirurgicale et de technique opératoire. Tome deuxièmeChapitre 231 sur 277 · PLAIES PAR INSTRUMENTS TRANCHANTS · texte numérisé non relu

PLAIES PAR INSTRUMENTS TRANCHANTS

Les plaies latérales de la région sous-maxillaire peuvent atteindre profondément le tronc de l’artère faciale. L’hémorragie, assez consifa f’ 6Mge a decouvei'te de l’artère et l’écrasement simple ou, pour plus de secunté, la ligature des deux bouts du vaisseau.

tants- Plu' ^n6- m®^ne’ d n N a pas de rameaux artériels impordans la pi™?1™-16 ^ l^Vere sous-mentale peut nécessiter la ligature

LÉSIONS INFLAMMATOIRES

phlegmons

t m Phlegmon de la lQge sous-maxillaire.

Aies phlegmons de la *

«iuse, se reconnaissent à l’asnert .S°US ma,dUaire. quelle q™ soit leur On peut instituer le traiteL t ammatoire sPe'clal de la région, un succès complet dans M ^^taphylococeique* qui m’a donné maxillaires, étendu à la totalité X"T “T™6 deS deux régions sousaccidents graves de suflnontj,. iU P^anc^er buccal et déterminant des n: chez une femme obèse, âgée de 5o ans.

OPÉRATIONS SUR LA TÈTE

Le volume des ganglions engorgés était considérable et l'origine de ce phlegmon était très obscure.

Deux injections de sérum anti-staphylococcique, faites à 2 jours d’intervalle, déterminèrent la cessation des accidents et la régression de l’inflammation, puis la résolution complète.

Ce traitement a permis d’éviter l’incision des deux régions sousmaxillaires.

Dans les cas où l’opération est nécessaire, on peut éviter tout danger d’hémorragie profonde en employant, pour l’ouverture du foyer, le procédé de la divulsion (voir t. I, p. 471) :

OPÉRATION

1er Temps. — Incision cutanée de 2 à 3 centimètres, parallèle au bord de la mâchoire inférieure.

2e Temps. — On plonge dans le foyer purulent l’extrémité des ciseaux mousses fermés, et dès que le pus est apparu au dehors, on les

Fig. 61 5. — Schéma montrant un abcès de la loge sous-maxillaire sous-jacent au mylo-hyoïdien, et un abcès de la loge sublinguale au-dessus du mylo-hyoïdien.

sort en tr’ ou verts, pour agrandir l’orifice par divulsion. Ce procédé permet d’éviter à coup sûr la blessure d une artère profonde.

L’opération dure une ou deux minutes à peine et peut se faire avec la seule anesthésie au chlorure d’éthyle. On traite la plaie par le taraponnement et le drainage combinés.

Phlegmon sus-hyoïdien médian.

Le phlegmon sus-hyoïdien médian n’est pas rare et a pour origine les ganglions situés entre les deux ventres antérieurs du digastrique.

44o TRAITÉ DE THÉRAPEUTIQUE CHIRURGICALE

Si la collection est superficielle, on l’ouvrira directement au fiist si elle est profonde on opérera en deux temps, comme il a été in^i plus haut. On pratique d’abord l’incision de la nean Pt dans la plaie 1 extrémité de ciseaux mousses, qu on pousse avec vi Dès que le pus s’écoule on agrandit l’orifice par divulsion. *

ACTINOMYCOSE

Le phlegmon sus-hyoïdien médian ou latéral à actinomyces n’est pas exceptionnel. J’ai observé plusieurs de ces cas, qui ont très bien guéri après l’incision, le curettage et le tamponnement du foyer. Le diagnostic se fera par la constatation des grumeaux actinomycosiques et par l’examen bactériologique.

ADÉNOPATHIE TUBERCULEUSE

Les ganglions tuberculeux isolés de la région sous-maxillaire ne sont pas exceptionnels. Souvent ils coïncident avec des adénopathies considérables des régions parotidienne et carotidienne.

Piimitivement durs et mobiles, les ganglions tuberculeux se ramollissent, se perforent et peuvent donner lieu à d’énormes abcès tuberculeux qui n’ont plus de parois propres et s’étendent profondément vers les gros troncs vasculaires.

L’opération diffère sensiblement dans le cas où les ganglions sont encore assez fermes et assez mobiles pour être extirpés en entier et dans le cas où ils sont adhérents, et où leur contenu a diffusé hors de leur capsule celluleuse.

Ces ganglions sont quelquefois tellement nombreux, qu’ils occupent

a légion sous-maxillaire médiane et latérale. Dans ces cas on x incisions parallèles à la mâchoire, de 3 à 4 centimètres .• 116 ' . 6S °^es ganglionnaires seront ouvertes par divulsion et l’on infp ^ - i- ^aïlb *ons ^ plus accessibles. S’il existe d’autres ganglions de la H &UX ^6UX “lcasaons’ on les extraira par le même procédé

duit entrW™t Extrémité des ciseaux mousses intro-

TL le lQUT 86 ^ 611168 Wnt au deh— H faut prendre soin de ne pas leS écraser, ce qui exposerait à la réinoculation de la plaie opé-

ûanguons tuberculeux mobiles

et de 5 à 6 centimètres^de &U ^°rd du maxillaire inférieur,

cervicale superficielle & ongueur, et découverte de l’aponévrose

OPÉRATIONS SUR LA TÊTE

2e Temps. Incision de la loge des ganglions et agrandissement de l’orifice par divulsion.

3e Temps. — Extraction de tous les ganglions et, s’il y a lieu, de la glande sous-maxillaire avec l’aide de l’index. On prendra soin, si l’on extrait la glande, de pincer avant de les couper les deux bouts central et périphérique de l’artère faciale, sur lesquels on fera une fine ligature à la soie. Si 1 artère est saine, on peut se contenter de l’écraser pendant 3 ou 4 minutes avec une pince à mors courts.

4e Temps. — Réunion de la peau et drainage.

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