‹ Traité de thérapeutique chirurgicale et de technique opératoire. Tome deuxièmeChapitre 29 sur 277 · ACCIDENTS AU COURS DE L’OPÉRATION · texte numérisé non relu

ACCIDENTS AU COURS DE L’OPÉRATION

1° hémorragie au moment de la section de l’os

L’écoulement sanguin qui se produit au moment de la perforation du crâne avec la fraise et des sections à la scie circulaire est rarement considérable. La fraise vient-elle à traverser chez l’adulte un sinus important du diploé, une compresse est appliquée sur-le-champ; cette compresse est maintenue par l’assistant qui tient la tête. Si le diploé donne beaucoup de sang, il faut hâter l’opération, car, dès que le lambeau est soulevé, cette hémorragie s’arrête le plus souvent d’elle-même. Si le sang continue à couler, on oblitérera le sinus osseux par écrasement ou bien on y enfoncera une esquille prélevée dans le voisinage.

Si le malade perd une grande quantité de sang, par exemple dans le cas de craniectomie pour une tumeur très vasculaire, chez l’adulte, il faut compléter très vite la section de la table externe avec la scie à molette et mobiliser immédiatement le volet avec le ciseau et le maillet. Le lambeau ostéo-cutané peut être réappliqué immédiatement entre deux compresses, l’une placée sur la dure-mère, l’autre extérieure. Lorsque l’hémorragie est très appréciable, l’ouverture de la dure-mère doit être remise sans exception à une date ultérieure, et se fera cinq à six jours après la craniectomie.

OPÉRATIONS SUR LA TÊTE

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