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PLAIES DE TÊTE

Les plaies de la tête varient depuis une simple section par instrument tranchant jusqu’au décollement d’une partie du cuir chevelu. Souvent les téguments sont contus et le foyer traumatique est parsemé de corps étrangers (cheveux, terre, gravier, etc.).

La coagulation rapide du sang déterminant fréquemment un certain degré d’adhérence des lambeaux rabattus, il est nécessaire, avant de procéder à la suture, de faire l’exploration complète du foyer.

Les cheveux sont rasés à i5 ou 20 millimètres des lèvres de la plaie, la peau est lavée à l’eau chaude et au savon, puis au sublimé à 1 millième, à l’éther et les lambeaux sont rabattus aussi loin que s’ést produit le décollement.

On enlève avec soin les corps étrangers. Les surfaces cruentées sont lavées à l’eau phéniquée à 2 et demi p. 100, ou bien à l’eau oxygénée à 20 p. 100 et l’on procède à la suture, après avoir placé aux limites du décollement, s’il est très étendu, 1 ou 2 drains de caoutchouc ou de verre. Ces drains devront être placés aux points déclives. S’il est nécessaire de faire une contre-ouverture, on la pratiquera en un point où la cica-

trice sera peu visible. Pour les plaies de petite étendue, on peut drainer avec un faisceau de crins de Florence,

La suture de la peau sera faite soit à points séparés, soit en surjet avec le crin de Florence, la soie, le catgut ou les agrafes. Si les lèvres

f ig. 6. — Plaie du cuir chevelu. Suture à points séparés.

de la plaie sont mâchées, il est utile de les réséquer avec le bistouri ou les ciseaux, de manière à obtenir une bonne réunion.

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