‹ Traité de thérapeutique chirurgicale et de technique opératoire. Tome deuxièmeChapitre 94 sur 277 · T H È RAPE U T I Q U E G 1 1 1 R U R G I G A L E · texte numérisé non relu

T H È RAPE U T I Q U E G 1 1 1 R U R G I G A L E

OPÉRATION

Temps __ Avivement des deux paupières par dédoublement en dedans de l’implantation des cils et en prenant soin de les respecter

(flg. 2 io). . . , . , t

2° Temps. — Suture de la conjonctive a points séparés avec du

catgut très fin (fig. an).

Fig. 2io. — Canthorraphie subtotale.

Avivement des deux paupières et de la commissure par dédoublement. Suture perdue de la conjonctive avec du catgut fin.

Fig. 21 i. — Même opération. Coupe antéro-postérieure. Schématique montrant l’angle dièdre du sillon d’avivement et le trajet du fil de catgut profond.

3e Temps. — Suture de la peau à points séparés, ménageant la ligne d’implantation des cils (fig. 212 et 2i3).

Il est bon de ne réséquer les bulbes ciliaires que jusqu à 2 ou

3 millimètres du dédoublement palpébral. On obtient ainsi un résultat plastique meilleur, car la persistance des cils à la région externe laisse à la fente palpébrale rétrécie son aspect presque normal.

OPÉRATIONS SUR LA TÈTE

PTOSIS OU BLÉPH AROPTOSE

A. Blépharôptose par section du releveur.

La section de l’aponévrose d’insertion du muscle releveur peut être réparée par la suture au bout d’un temps très long.

Le muscle doit être recherché à la paroi supérieure de l’orbite, où il chemine en rapport avec le nerf frontal externe. On dédouble, si elle est très rétractée, son aponévrose d’insertion, que l’on fixe au cartilage tarse par un fin surjet de soie.

B. Ptosis paralytique ou congénital.

Le meilleur traitement chirurgical du ptosis paralytique ou congénital est la suture d’un lambeau cutané de la paupière supérieure au muscle frontal.

1er Temps. — On taille à la surface de la paupière supérieure, bien tendue sur une spatule, un petit lambeau quadrangulaire à base infé-

Fig. 21/,. — Ptosis paralytique. 3° temps Fig. 2x5. — Même opération. 4 0 temps de l’opération. Le lambeau cutané, dé- Le lambeau cutané palpébral, attiré sous pouillé de son épiderme, vient de recevoir lé pont musculo-cutané est réuni au les 3 anses de fil qui ont été passées sous muscle frontal; suture de la plaie de la le pont musculo-cutané. paupière supérieure.

rieure. On extirpe la couche épidermique de ce lambeau, puis on le détache de la profondeur jusqu’au cartilage tarse (fig- a 1 4) •

2e Temps. — Incision horizontale le long du bord supérieur du sourcil, intéressant seulement la peau et 1 épaisse couche musculaire sous-jacente, formée par l’ entre-croisement des fibres des muscles frontal et sourcilier.

3' Temps. — On mobilise alors par transfixion, avec le bistouri 1 pont musculo-cutané intermédiaire et on attire sous ce pont à pj^ d’une pince introduite par la plaie supérieure, le lambeau palpébral dépouillé de son épiderme, pour le fixer par un fin surjet de soie au muscle frontal.

4e Temps. — Suture de la peau au niveau de l'incision palpébrale inférieure, puis réunion de la plaie supérieure.

TRICHI ASIS

La déviation des cils en arrière, vers le globe oculaire, peut être corrigée par l’opération de la transplantation du sol ciliaire, combinée

Fig. 216. — Trichiasis de la paupière Fig. 217. — kl. Coupe an léro-pos lésupérieure. 3r et 4r temps de l’opération. rieurc montrant la résection cutanée et Passage des fils et suture. la résection du cartilage tarse.

219. — Opération du trichiasis paupière inférieure. 3e et 4e temps.

Passage des fils de suture.

i ig. 216. — Id. Loupe antéro-posté rieure montrant la suture du cartila»

tarse et la suture de la peau.

à la tarsotomie. Il s’agit presqu rieure.

Anesthésie générale.

Jcr TemPs- ~ La paupière est

RATION

tendue verticalement sur une spatule

OPÉRATIONS SUR LA TÊTE

avec deux pinces à grilles. On fait, à trois millimètres du bord libre, une incision cutanée allant de la commissure externe au point lacrymal et mettant à nu le cartilage tarse. Il peut être indiqué de réséquer un petit lambeau cutané transversal (fig. 217).

2e Temps. — Dissection du bord ciliaire jusqu’à ce que l’on ait mis à découvert les bulbes ciliaires, et dissection de la lèvre supérieure au delà du bord supérieur du cartilage tarse, qui est incisé horizontalement dans toute son épaisseur, à sa partie moyenne (fig. 216 et 217), pour lui permettre de basculer au moment de la suture.

3e Temps. Suture du cartilage tarse. — On ferme la perte de substance du cartilage tarse par 3 ou 4 points séparés à la soie n° 1 .

4e Temps. Suture de la peau. — On fait enfin la réunion de la plaie cutanée à points séparés en prenant soin de passer l’aiguille, en bas, entre le bord ciliaire et la lèvre de l’incision.

Paupière inférieure.

La même opération peut être indiquée pour combattre le trichiasis de la paupière inférieure ; elle se pratique par une technique analogue (fig. 219).

ENTROPION

Le renversement de la paupière en dedans, qui amène en l’enroulant sa face cutanée au contact du globe oculaire, atteint plus souvent la paupière inférieure. L’entropion spasmodique ou temporaire se traite par des applications de collodion élastique sur la paupière dégraissée à l’éther. L’entropion chronique exige une intervention chirurgicale.

OPÉRATION

Tv Temps. — Résection d’un lambeau cutané semi-lunaire horizontal à concavité dirigée vers le globe oculaire et d’étendue suffisante.

2e Temps. — Résection d’une bandelette cunéiforme du cartilage tarse.

3e Temps. — Suture profonde et cutanée avec de la soie fine.

Cette opération est analogue à celle du trichiasis et 1 on pourra se reporter aux figures précédentes (fig. 21C à 219).

ectropion

Le renversement des paupières en dehors, mettant en évidence la conjonctive enflammée, est total ou partiel et affecte plus fréquemment la paupière inférieure.

Ectropion de la paupière inférieure.

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