P AP 1 L LO M ES - VERRUES - CORNES
Pour les petites verrues, l’excision sans suture est suffisante. Si la tumeur présente plus de 4 à 5 millimètres detendue, on pratique T extirpation au bistouri et la réunion immédiate.
ANGIOMES
Les tout petits angiomes s’extirpent au bistouri.
Les angiomes progressifs et envahissants ne peuvent guere être attaqués que par l’électrolyse. Si l’électrolyse ne réussit pas, on pratiquera l’incision de l’angiome en dehors des branches du facial et sa discision
Je
Fig. 228. Fig. 229. — Id. Coupe antéro-postérieure
Excision en V d’un petit épithélioma montrant la disposition des sutures du bord libre de la paupière' muqueuse et cutanée.
avec le doigt et les ciseaux mousses, suivie du tamponnement à la gaze stérilisée. Cette méthode m’a donné, dans des cas graves, d’excellents résultats, sans entraîner ni difformité cicatricielle très apparente, ni paralysie faciale.
KYSTES
Ce sont souvent de petits kystes transparents faciles à inciser et à enlever. On a observé à la paupière des kystes de ladrerie à seolex unique .
CHALAZION
Le chalazion présente des rapports intimes avec le cartilage tarse et paraît se développer aux dépens des glandes de Meibomius. Il arrive que le chalazion se résorbe seul après plusieurs poussées inflammatoires.
opération
Anesthésié locale à la cocaïne à i/aou. On applique la pince spatule de Desmarres, de manière à opérer du côté où proémine davantage la petite tumeur, de préférence du côté de la conjonctive.
„ Le chalazion est mis à nu par une petite incision, saisi avec de mes pinces à griffes et détaché du cartilage tarse. On vérifiera l’énu-
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création de ses derniers vestiges, dans l’épaisseur du cartilage tarse, avec une petite curette. 11 est inutile de réunir la conjonctive.
FiG; 23o. — Extirpation d’un chalazion par la voie conjonctivale. La paupière est luxée par la pince de Desmarres, dont la spatule soutient la surface cutanée.
Fig. a3i . — Extirpation d’un chalazion faisant saillie sous la peau.
La spatule de la pince de Desmarres a été introduite dans le cul-de-sac conjonctival supérieur.
Si l’on a fait l’opération par l’autre voie, en incisant la peau, il suffit d’un point de suture à la soie n° i.
LIPOMES
Le lipome de la paupière est rare ; la tumeur serait facile à énucléer.
NÉVROME PLEXIFORME
Ces tumeurs sont d’origine congénitale et se trouvent constituées par des pelotons de gros filaments blanchâtres, renflés et variqueux, contournés et tortueux, paraissant provenir d’un tronc commun et englobés par un tissu fibreux dense. On doit les extirper de bonne heure en ménageant les filets du facial et en prenant soin de ne pas
compromettre la réparation autoplastique, qui pourra n’être faite que plus tard .
LYMPHANGIOME ET ÉLÉPH A N T I ASIS
Le lymphangiome simple et l’éléphantiasis constituent clés tumeurs
Fig. a32. — Extirpation d’un chalazion par la voie conjonctivale.
saillantes, que l’on extirpe au bistouri entre deux incisions curvilignes à direction horizontale.
TUMEURS MALIGNES
ÉPITHÉLIOMES
L’épithéliome des paupières est soit exubérant, soit ulcéreux. L’opération doit être hâtive et la réparation est subordonnée à l’étendue de la résection. L’excision en Y suffit pour le petit épithélioma du bord libre, extirpé tout au début. Le sarcome et le carcinome sont rares et réclament le même traitement (voir figures 228 et 929).
BLÉPHAROPLASTIE
La blépharoplastie est partielle ou totale.
Nous avons étudié à propos de l’ectropion la réparation partielle des paupières. Nous allons étudier, sous le nom de blépharoplastie, la réparation totale des paupières.
OPÉRATIONS SUR LA TÊTE, I77
La blépharoplastie totale exige au moins l’intégrité de la conjonctive et du squelette fibro-cartilagineux des paupières. Il est rare que le bord ciliaire soit complètement détruit, car l’œil se ferme instinctivement au moment du traumatisme. Dans les cas où le traumatisme a surpris l’œil entièrement ouvert, la lésion détruit presque toujours
la conjonctive et l’organe lui-même, de telle sorte qu’une réparation autoplastique serait inutile ou demeurerait défectueuse.
Les procédés employés dérivent de quatre méthodes bien distinctes :
i° La méthode du glissement des lambeaux (méthode française) ;
2° La méthode de transplantation par torsion ou par rotation du pédicule (méthode indienne) ;
3° La transplantation d’un lambeau pédiculé pris à distance sur le même sujet ou sur un autre sujet (méthode italienne) ;
4° La méthode des greffes cutanées.