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DIFFICULTÉS DE LA PRATIQUE RIGOUREUSE DE L’ANTISEPSIE

La pratique rigoureuse de l’antisepsie est loin d’être à la portée de tous.

Les plus dangereux sont ceux qui croient opérer antisep tiquement, tandis qu’ils ne le font qu’à demi.

L’infection est la cause principale de la mort après les opérations.

(( Toute solution de continuité de l’épiderme est une porte ouverte à l’infection », enseignait Velpeau quelques années avant la découverte de l’antisepsie par Lister.

Cet aphorisme, en apparence suranné, a été trop oublié par les jeunes chirurgiens.

Lorsque nous perdons un opéré, la cause la plus habituelle de la mort est encore aujourd’hui, malgré la pratique de l’antisepsie, l’infection du champ opératoire, infection facihtée par l’amoindrissement

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de lardsislance vitale qui se produit à la longue chez les sujets affaiblis et caeheetiques, particulièrement chez les caneéreux.

Beaueoup de ehirurgiens, nous ne saurions trop insister sur ce point, commettent cette faute grossière de se cvoire a priori aseptiques et de reehercher à leurs insuccès des causes autres que l'infection directe du champ opératoire. Cette prétention à l infaillibilité en matière d’antisepsie est aussi ridicule que dangereuse. Dans les cas même où les complications éclatent à distance du champ opératoire : bronchite, pneumonie, phlébite, etc., il est bien rare qu’elles ne soient pas la conséquence directe de l intervention.

L’infection peut, en effet, revêtir des formes lentes et insidieuses, moins rapidement mortelles, mais tout aussi graves que la péritonite ou la septicémie suraiguës. Se produit-il la moindre complication, redoutez toujours d’avoir commis une faute opératoire, et cherchez là, plutôt que partout ailleurs, l’origine des accidents auxquels vous devez remédier.

Si le malade succombe, étudiez avec soin les causes probables de la mort, et interrogez Aotre mémoire sur les moindres détails. Ou bien a ous avez tenté une intervention trop grave par rapport à la résistance AÛtale du malade et vous n'avez pas su la terminer assez vite, ou bien l’infection seule est en cause. Ces deux facteurs sont le plus souvent réunis. Cette affirmation est l)asée sur nos reclierches personnelles.

Nous aA'ons contrôlé en effet, durant de longues années, dans divers services hospitaliers, en apportaid à ces recherches l’esprit scientifique et le contrôle bactériologique le plus rigoureux, les causes de la mort chez les opérés.

Nous avons étudié parallèlement lu valeur absolue des divers antiseptiques et des méthodes de slérilisati(m généralement employées.

On verra, dans les pages suivantes, que ces expériences nous ont conduit à supprimer du matériel antiseptique tout ce qui s’v trouvait inutile .

Nos procédés de désinfection sont surs, nos pansements sont propres et simples ; nous les décrirons en détail.

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