CHAPITRE PREMIER
L’INSTITUT CHIRURGICAL DU D" DOYEN
Les opérations ne peuvent être faites dans toutes les conditions de succès que dans des locaux spécialement aménagés à cet effet, et où se trouve centralisé tout le matériel antiseptique nécessaire; nous décrirons, avant d’aborder la technique opératoire, comme type de cet aménagement, l’institut chirurgical que j’ai établi à Paris à l’angle des rues Duret et Piccini, près de l’avenue du Bois-de-Boulogne.
Cet Institut Chirurgical est un établissement unique dans son genre, en ce qu’il réunit à la fois tous les services de chirurgie générale et spéciale pour les malades de toutes conditions, ainsi que les laboratoires les mieux organisés pour les recherches scientifiques concernant la chimie, la bactériologie et la sérothérapie.
La différence essentielle entre l’institut chirurgical de la rue Piccini et les établissements analogues est que les malades ne peuvent se croire dans une clinique. Ils ont en effet le même confort que chez eux, tout en recevant les soins les plus minutieux que réclame leur état.
La façade s’étend en angle rue Piccini et rue Duret, sur un développement total de près de 70 mètres, et comprend deux immeubles mitoyens qui occupent, sur une surface totale de i 5oo mètres carrés, I 000 mètres de superficie.
L’immeuble de la rue Piccini est la clinique des malades de première classe, qui ont une entrée séparée, conduisant à la fois aux appartements des malades, au salon d’attente et au cabinet de consultation de M. Doyen.
L’immeuble de la rue Duret comprend tout le service des consultations externes, et les appartements des malades de 2® et de 3® classe.
Deux monte-charges et trois ascenseurs électriques permettent de communiquer aisément avec tous les étages.
Le chauffage est obtenu par cinq chaudières à vapeur à basse
TUAITÉ DK TIIKIIAPKI TIQUE GUI lU R(i lU V LK.
ssion, à côté desquelles se trouvent installés deux thermo-siphon ir le service de l’eau chaude.
Le concierge du n” 6 rue Piccini reçoit ; r les malades et le
Fig. I. — Institut chirurgical du IJ* Doyen.
médecins qui ont pris rendez-vous avec le docteur Doyen, a" les
dcntré^ o"' ■■'5^‘dants, qui doivent être munies de cartes
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des malades qui habitent rue Duret et qui doivent être munies de cartes bleues, visées par le chef de clinique.
Les nouveaux malades peuvent se présenter tous les jours, dimanches et fêtes exceptés, à 9 heures du matin, 8, rue Duret.
Ils sont examinés par le chef de chnique et dirigés sur les ser\ûces spéciaux.
On pratique immédiatement les analyses chimiques et bactério-
THMTK DE T IT É R A l' E T T IQ T E C II IR I RC Ic \ LK,
chaude et d eau froide, enfin des foiii neaux à gaz, pour faciliter le service des repas. Les aliments sont présentés sur des réchauds à eau bouillante. Les portes des chambres sont tenues rigoureusement fermées afin d’éviter toute communication entre les malades et toute indiscré' tion. Les appartements de la rue Piccini sont assez confortables pour que beaucoup de malades manifestent le désir de rester à l’Institut pendant les premières semaines de leur convalescence. Ils s’y trouvent en effet
To nécessite des soins particuliers,
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seront décrits après les services techniques'
L’INSTITUT CHIRURGICAL DU D" DOYEN
Service des consultations externes.
Ce service, que nous avons déjà entrevu rue Duret, n° 8, est un service des plus intéressants. Il comprend un serv ice central pour Tevamen des malades quelconques qui viennent se présenter à la consultation et pour leur distribution dans les services spéciaux. Ces malades,
Fig. 4- — Chambre de malade.
après un nouvel examen, sont dirigés vers le bureau des entrées s’ils doivent subir une intervention grave, ou bien sont inscrits aux services de traitement externe.
Le service des consultations externes fonctionne plus particulièrement de 9 heures à 10 heures du matin, et de 2 à 4 heures de l’après-midi.
Ce service comprend des cabinets spéciaux qui sont au nombre de dix.
N° I. Médecine générale.