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SERVICES ANNEXES

Laboratoires de photographie simple et stéréoscopigue. — Laboratoires de cinématographie et de photographie microscopique. — Service de radioscopie et de radiographie .

Laboratoires de chimie, d histologie, de bactériologie et de sérothérapie. — Musée et salles de conférences. — Le cinématographe et l'enseignement de la chirurgie.

Laboratoires de photographie simple et stéréoscopique.

Les photographies simples et stéréoscopiques se font soit dans la salle d operations principale, à laquelle est annexée une chambre noire, soit dans une grande salle vitrée située au sixième étage, rue Duret. Ces’

L INSTITUT CIIIRURGICUL DU D' DOYEN. 109

photograpliies servent à reproduire les cas pathologiques intéressants ou les temps principaux de certaines opérations.

On jugera de l'importance de ce service photographique par les illustrations de cet ouvrage, qui n’ont pas exigé moins de huit années de travail assidu.

On sait que la prise d'un certain nombre de clichés, au cours des

Fig. 53. — Salle de radioscopie.

opérations, avec les appareils ordinaires, exige une perte de temps assez considérable, si Ton veut obtenir des épreuves dun format suffisant et d une mise au point rigoureuse. Nous avons imaginé, pour obvier à ces inconvénients, un appareil portatif qui réunit aux avantages des appareils instantanés le plus en usage, où la mise au point n’est qu’approximative, la possibilité de régler la netteté de l’image avec une perfection absolue, sur un verre dépoli, et sans déplacer le rouleau de pellicules ou le châssis à remplacement de plaques.

Nous avons obtenu ce résultat en interposant entre l’objectif et

Iio TRAITÉ DE iTIIÉRAPEUTiQUE EIIlRURfilGAl.E.

l'obluratcur de plaque destiné aux instantanés extra-rapides, un obturateur oblique muni d’un petit miroir plan ni (fig. 4-4)- Ce miroir, lorsque le volet est fermé, reçoit les rayons lumineux émanant de l’objectif o, et les dirige, par réflexion en Imn vers nne seconde glace disposée audessus de l’objectif o, en l'ni'a' , et de cette seconde glace sur un verre dépoli situé au-dessus de la chambre noire en , où se produit une

imago renversée, égale et identiqne à l’image L4L\ qui viendra impres-

l iG. 54- — Laijoraloire d’iiislologie cl de Lacltriolo"ic.

sionner la surface sensible au moment où s’élèvera la glace olituratrice Imn.

On peut faire à Aolonté, avec cet appareil, des clichés posés, des instantanés lents (i/5“ à i/io" do seconde), ou très rapides (i/ioo'' à i/iooo® do seeondo).

Nous prenons pour les cas pathologiques et pour les opérations soit des clichés stéréoscopiques, qui présentent l’avantage de reproduire le relief naturel, soit des épreuves i3 X i8, destinées à être publiées sans être agrandies. Ces épreuves sont le meilleur moyen de fixer les temps principaux de chaque opération. Elles constituent également des documents precieux pour exécuter des dessins à la plume, destinés à faire remarquer les détails qui ne sont pas très visibles sur l’épreuve plie-

fno-rnnhirmA ^ ^

L’I^SÏITUT CHIRUPiGICAL DU D" DOYEN.

Laboratoire de cinématographie.

Mais c’est le Cinématographe qui est lappareil par excellence pour l’enseignement de la technique opératoire. Ce merveilleux instrument permet en effet d’enregistrer sur des pellicules durables des opérations entières telles qu’elles ont été pratiquées, et de les repro¬

duire ensuite à l’infini dans tous les centres d’enseignement et devant des milliers de spectateurs (fig. 49 à 5i).

C’est en juin 1898 que j’ai obtenu mes premières photographies cinématographiques d’opérations, représentant une craniectomie et une hystérectomie totale. Ces pellicules ont été montrées la même année à la réunion de l’Association médicale Britannique à Edimbourg.

L’appareil à négatifs et les projecteurs qui servent àrenregistrement et à la préparation des pellicules cinématographiques sont de mon invention .

Ces appareils donnent des projections d’une fixité parfaite.

Ils ont été récemment perfectionnés de manière à permettre d’ohlcnir des négatifs stéréoscop’.qucs.

Fig. 55. — Laboralolre do cliimie.

TR.\.ITÉ de TnÉllAPEUTIQl je CIIlRURGIGxVLE.

Projections stéréoscopiques fixes et animées.

Nous avons imaginé enfin un dispositif spécial qui permet de faire voir sur l’écran de la salle de conférences les projections fixes ou ciné-

l'iG. 5G. — Appareil de Doyen pour la mise en flacons des sérums et dos toxines.

matographiques avec le relief stéréoscopique et à un grand nombre de personnes à la fois. Je n’insisterai pas sur le progrès qui a été réalisé par la découverte de ces divers appareils pour l'enseignement de la technique opératoire.

L’INSTITUT CHIRURGICAL DU D^ DOYEN

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Laboratoire de photographie microscopique.

Le laboratoire de photographie microscopique, qui est muni des derniers appareils de Zeiss, sert également au développement des néga-

Fig. 57. —

Le même, vu de profil.

tifs de radiographie. Un laboratoire annexe, qui se trouve près de la salle d’opérations, permet à un des aides de charger les châssis et de développer les négatifs pendant que se font la recherche et la mise au point des préparations microscopiques à reproduire.

L'INSTITUT CHIRURGICAL DU D- DOYEN. ii5

explorés pour que l’ou puisse distinguer de gros calculs rénaux et Tétât des articulations coxo-fémorales.

La photographie antéro-postérieure et latérale de la hoîte crânienne est obtenue en 2 à 3 minutes.

Q Les apphcations de la radioscopie et de la radiographie à la science médicale se multiplient de jour en jour : recherche des corps étran-

Fig. 59. — Mise en bouteille du sérum anli-staphylococciqne.

gers opaques pom les rayons X: étude des lésions osseuses (ostéites, luxations, pseudarthroses) ; recherche des anévrismes thoraciques, des épanchements pleuraux, des calculs du rein et de Turetère, etc., etc., exploration de Tœsophage et de T estomac après injection de sous-

ii6 TRAITÉ DE THÉRAPEUTIQUE CHIRURGICALE.

nitrate de bismuth ou bien a^Drès introduclioii dans Fœsoidiage d’uue sonde de caoutchouc remplie de mercure.

Nous avons déjà signalé que la salle des rayons X est voisine de la salle d’opérations, afin de permettre de pratiquer l’examen radioscopique pendant l’opération elle-même, pour suivre sur l’écran, lorsqu il est nécessaire, l’extraction d’un corps étranger profond avec une pince appropriée.

Laboratoire de Chimie et d’Histologie.

Ces laboratoires sont sous ma direction personnelle. On y fait les recherches chimiques et les analyses journalières, ainsi que l’examen d’histologie de toutes les pièces pathologiques. Le laboratoire histologique possède une collection remarquable de coupes microscopiques, qui se rapportent pour la plus grande part à Thistoire des néoplasmes. Le laboratoire de photographie microscopique, qui est situé à l’étage du musée et de la salle d’opérations principale, a déjà été décrit plus haut.

Laboratoire de Bactériologie et de Sérothérapie.

Le laboratoire de bactériologie et de sérothérapie, où sont pratiquées, sous mon contrôle, toutes les recherches microbiennes néeessitées par les opérations journalières, est muni des appareils les plus perfectionnés. Le service des toxines, des vaccins microbiens et «de la sérothérapie, qui comporte une organisation toute spéciale, est soumis au contrôle le plus rigoureux. C’est dans ce laboratoire que sont fabriqués le sérum anti-staphylococcique, les toxines et les vaccins antinéoplasiques en expérience dans la clinique.

LA SÉROTHÉRAPIE AN T I- S ï AP H Y L O C O C C I Q U E ET LA VACCINATION

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