‹ Traité de thérapeutique chirurgicale et de technique opératoire. Tome premierChapitre 27 sur 153 · Lisfrakc, Précis de Médecine opératoire, p. 62, i · texte numérisé non relu

Lisfrakc, Précis de Médecine opératoire, p. 62, i

2. Bérard et Denonyillers, Compendium de Chir. prat.', t. I, liv. I, p. 72, i84o.

L’HÉMOSTASE ET LE MORCELLEMENT. iStj

d’énormes néoplasmes devant lesquels avaient reculé de moins hardis :

J.-L. Petit, dans un cas où l’ablation d’une énorme tumeur semblait exposer à une hémorragie redoutable, réunit plusieurs confrères et les pria de comprimer les vaisseaux avec les doigts à mesure qu'ils seraient ouverts. La tumeur fut enlevée très rapidement et sans perte de sang inquiétante. Les vaisseaux furent ensuite pincés et liés.

Les manœuvres d’hémostase étaient donc considérées par les chirurgiens les plus habiles, dans certaines opérations exceptionnelles, comme plus dangereuses que l’énucléation rapide.

J.-L. Petit avait ainsi mis en pratique bien avant nous cet axiome, que le meilleur moyen d’éviter une perte de sang inquiétante était d’opérer vite et de mépriser toute application préventive de pinces ou de ligatures. Les doigts, des compresses, suffisent au cours de l’intervention. Si l’extirpation de la tumeur dure très peu de temps, l’hémorragie immédiate est insignifiante. L’hémostase définitive est faite à loisir dès que le néoplasme est extirpé.

^ Multiplication des modèles de pinces hémostatiques.

Les modèles de pinces hémostatiques se multiplièrent et aboutirent à l’adoption presque générale, jusque vers 1860, des pinces à verrou, qui servaient en même temps, grâce à une cannelure spéciale de leurs mors, de porte-épingle pour la suture entortillée.

Emploi des pinces à anneaux, au XVIIE siècle, comme pinces à pansement et à esquilles, et des mêmes instruments,

avec addition d’un arrêt, comme pinces hémostatiques {Heister).

Les pinces à anneaux, construites dès le xviii® siècle sur le modèle des ciseaux, se trouvèrent d’abord destinées « aux pansements ou à l’extraction des petits os ou des esquilles du fond des plaies ». Le modèle dit pince à drains, employé par Lister, est exactement le modèle de pince à pansement de J. -J. Perret, fig. 70 (pl. 84 de Perret, fig. 3, 4, 5, et page 280).

Cet auteur fait ressortir dans son Ihue les avantages du nouvel instrument articulé (( à jonction passée », qui se tient c( avec le pouce dans un anneau et le doigt du miheu ou l’index dans l’autre », et la supériorité de ce mode de préhension sur celui des modèles antérieurs de pinces à pansement (pinces à ressort ou pinces à branches élastiques), analogues aux pinces à disséquer (fig. 74 et 76).

Nous avons vu que Heister apphqua le premier les pinces à anneaux.

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en les additionnant d’un ressort pour les tenir ouvertes et d’une glissière annulaire pour les fermer, à la préhension et à la ligature des vaisseaux.

La pince à pression continue et à anneaux de Heister est d’autant plus remarquable que son extrémité se trouve disposée, eomme nous l’avons déjà signalée, de manière à chasser au delà d’elle la ligature, et à porter directement le nœud sur le vaisseau saisi (pi. 6i, fig. 20).

Pinces à pansement figurées par J. -J. Perret.

Abandon des pinces hénwstatùjues à anneaux et à branches croisées [Mar les pinces à verrou. — Nul ne pourra dire pourquoi les pinces à anneaux sont tombées momentanément dans un oubli presque complet. • nf ^ ''«"•ou. dites aussi pinces à torsion et pinces porte-

aiguüle, étaient l'instrument d'hémostase fayori de Maisonneuve et

l’adoption par Spencer

We Is et Kœherle de nouveaux modèles de pinces à anneaux et à crémaillère, beaucoup plus avantageuses en chirurgie abdominale.

L’HÉMOSTASE ET LE MORCELLEMENT

APPLICATION d’un ARRET FACULTATIF A CREMAILLERE AUX PINCES A ANNEAUX

L’application aux pinces à anneaux et à branches croisées d’un arrêt à crémaillère est, comme nous l’avons vu, d’origine très ancienne (Hildan). C barrière, vers i855, eut l’idée de rendre cet arrêt facultatif

Fig. 77, 78, 79, 80, 81. — Pinces à crémaillère de Gharrière.

et adopta une crémaillère à bascule, susceptible de s’engrener ou de demeurer libre suivant la volonté du chirurgien (fig. 78, 79,^180, 81, 82). Cette crémaillère pouvait être annexée « à tous les instruments

de pression qui s’articulaient par deux tiges opposées ou croisées^ ».

Gharrière construisit à cette epoquè le modèle de cremaillere le jolus généralement adopté aujourd’hui, la crémaiUère à crans latéraux -

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