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TOME I

i38 traité de thérapeutique CHIRURGICALE.

c) Aiguilles courbes sur le champ du côté de lu pointe et sur le plat dans leur moitié postérieure. — Il existe en outre, dans l’Atlas de Seerig (pl. i5, %. 8 et pi . 19, fig. 45), deux modèles d’aiguilles courbes sur le champ du coté de la pointe, et sur le plat dans leur moitié postérieure, qui sont attribués à Bienaise et à Knaur (fig. 72 et 73).

Ces modèles présentent une certaine analogie avec nos aiguilles à surjet à chas triangulaire, construites par M. Collin.

Importance de la forcipressure dans la période préantiseptique.

1" Hémostase préventive par le garrot et le tourniquet. — On voit par ce qui précède que l’emploi du garrot, puis du tourniquet, dans les amputations des membres, n’était qu’un moyen accessoire d’hémostase, et le nombre de modèles différents de pinces que nous avons figurés témoigne de l’importance qu'attachaient les anciens chirurgiens à la forcipressure directe.

2° Emploi des pinces à artère pour l’hémostase définitive. — L'emploi du tourniquet était un adjuvant pour les opérations sur les membres et permettait, « lorsque la compression était bien établie, de ne lier ou tordre l’artère principale que quand l'opération était achevée ‘ ». La ligature ou la torsion se faisaient avec l aide des modèles les plus variés de pinces hémostatiqnes, pour la plupart à verrou.

3“ Hémostase progressive au cours de l’opération. — Mais cette pratique n était pas exclusive : on faisait 1 hémostase au niveau du tronc, par exemple, où 1 application du tourniquet était impraticable, à mesure que les vaisseaux se trouvaient sectionnés. Cette pratique était particulièrement recommandée dans les opérations de hernie étranglée, où le moindre suintement sanguin rendait plus difticile la reconnaissance du sac.

4“ Énucléation rapide des tumeurs très vasculaires auxquelles l’hémostase préventive n était pas applicable . — Mais il y avait des cas où une méthode plus hardie semblait préférable et où le chirurgien extirpait la tumeur, comme nous le conseillons, sans se préoccuper de l’hémostase.

« ... Si 1 opération doit être achevée promptement, dit Lisfranc, et SI le sang gêne peu les manœuvres, on ne s’occupe pas de l’hémorlagie avant que 1 ablation de la maladie soit terminée-. »

Cette pratique parut même la plus sûre dans certains cas difficiles, et ut appliquée avec succès par quelques chirurgiens à l’extirpation rapide

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