‹ Traité de thérapeutique chirurgicale et de technique opératoire. Tome premierChapitre 46 sur 153 · Porte-aiguille à plateau excentré · texte numérisé non relu

Porte-aiguille à plateau excentré

tance exceptionnelle, comme en témoignent les figures 182, 187 et 1 38, l’effort exercé à l’extrémité des mors pouvant atteindre 600, 800 et jusqu’à 2000 kilogrammes.

Le levier de cette pince est en effet tellement puissant que, si l’on saisissait dans les mors un objet trop résistant, une tige de bois dur ou de métal par exemple, on briserait l’instrument, comme il nous est arrivé pour un premier modèle trop faible, sous le simple effort de la main.

Il faut que quelque chose cède. Si ce puissant instrument présente des mors plats, il ne doit être appliqué que sur des corps susceptibles d’être écrasés. Veut-on adapter le même principe 'a la section des os

OU de corps mélalliques (fil d'acier, etc.), il suffit de remplacer les mors plats par des mors de cisaille ou de pince coupante.

La nouA-elle pince nous sert à écraser extemporanémcnt les ligaments larges, les pédicules des kystes de l’ovaire, les adhérences épiploïques ou autres, qui se trouvent ainsi réduits à leurs feuillets péritonéaux. La plupart des artères se trouvent immédiatement oblitérées.

Nous ne conseillons pas, en cliirnrgie péritonéale, de conper les

Fig. 129 et 129 bis. — Pince Fig. i3o. Fig. i3i.

hémostatique de Doyen, à Pince hémostatique Pince hémostatique de Doyen

mors courts et excavés, pou- de Doyen à mors courts

vaut servir de porte-aiguille. à mors courts et à griffes. pour les grosses veines.

(\oirfig. 127-3 et 128-1.) (Voir fig. 127-1 et 128-3.) (Voir fig. 127-2 et 128-2.)

pédicules ainsi écrasés sans les lier, une hémorragie secondaire pouvant se produire dans des cas où 1 hémostase semble d’emblée satisfaisante.

L instrument enleve, le point comprimé est réduit à une si faible épaisseur, qu il devient facile d’assurer l’bémostase définitive à l’aide dune ligature de soie très fine. Cet écrasement des tissus péri-vasculaires est donc très avantageux, les fils de soie fins n’étant jamais iiiitants, tandis que ceux de gros diamètre oecasionnent souvent dans les tissus 1 évolution de petits foyers inflammatoires ou purulents. On évite en outre de laisser, dans le péritoine, de gros moignons épi-

ploïques ou ligamentaires, yéritables corps étrangers d une résorption lente et exposés à l'infection.

L’emploi de cette pince à pression progressive, véritable clamp

d’une puissance jusqu’alors inusitée, est donc des plus utdes toutes les fois qu’il est nécessaire de lier en masse un pédicule vasculaire d’une certaine importance et dont la constriction nécessiterait des fils volumineux.

Dans l’hystérectomie vaginale, l’écrasement des ligaments larges est particulièrement avantageux, que l’on doive employer pour 1 hémostase définitive les pinces ou les ligaturés.

La réduction, par le nouvel instrument, à une épaisseur minime

des tissus qu’on doit ensuite Her ou pincer assure en e£Fet après l’hystérectomie vaginale une élimination beaucoup plus rapide des parties nécrosées. Les tissus adipeux, musculaire et élastique des ligaments larges et des vaisseaux sont refoulés au.siessus et amdessous des mors de la pince, entre lesquels il ne reste que les feuiUets séreux et la

tunique celluleuse des artères et des A eines. Les cordons nerA eux sont complètement sectionnés. On ne doit donc employer cet instrument que lorsque le pédicule possède une enveloppe fibro-celluleuse souple et résistante. On évite ainsi à la fois tout danger d’hémorragie secondaire ou d’accidents septiques dus à la présence de débris sphacélés volumineux au fond du vagin.

Ces nouAclles pinces sont ainsi non plus, comme les anciens modèles de pinces hémostatiques, de simples appRi^eils préhenseurs des vaisseaux, qui ne pratiquaient l’hémostase cju’occasionnellement et d’une manière défectueuse, mais de véritables appareils de forci-

piessure, calculés et construits d’après des données mécaniques et expérimentales précises K

Fig. i34.

— Écraseur de Doyen. Premier modèle. Les branches, trop grêles, se tordaient sous l’effort de la main.

Écraseur petit modèle.

Un modèle d’écraseur plus petit et qui se manie d’une seule main, lig. i33, a été construit pour l’écrasement extemporané des pédicules de médiocre résistance.

Pinces à anneaux.

Il faut avoir deux types de pinces à anneaux et à crémaillère, l’une lig. i4d-2 et 144, à anneaux ovalaires symétriques pour la préhension des levres de 1 incision, des ganglions néoiilasiques, des ovaires, l'autre

dates doivent être notées nar le<î que ma pince clamp a pression progressive. Ces

de la méthode de l’écrasement extemporané!'' encore discuter sur la priorité

le crochet de la noix engrené dans l’encoche de la pièce mobile portée par l’autre branche de l’instrument.

d’emblée des artères de moyen calibre ou bien à l’application ultérieure des ligatures ; lo de ces fortes pinces suffisent habituellement (fig. i3o).

3" Le même modèle sans griffes et doré, pour la ligature latérale des veines (fig. i3i).

4“ La pince à griffes obliques et à crémaillère, destinée à la préhension des tissus et à faciliter l’affrontement et la suture de la peau (fig. 124 et i2^ bis).

5" Une longue pince à mors courbes de 27 centimètres et à mors élastiques qui sert soit à l’hémostase des petits pédicules et des artères profondes, soit à la toilette du péritoine, forte ou faible (fig. ii4 et ii5).

6" Une pince à mors courbes et élastiques pour l’hémostase temporanée du mésentère et la fermeture provisoire de l’estomac et de l’intestin (fig. 116).

LE MORCELLEMENT. 179

à anneaux excentrés, fig. i43-i et i4o. Cette dernière pince est destinée à saisir dans la profondeur, et en se guidant sur le doigt, des ganglions profonds, les ovaires dans l’hy stéréotomie Aaginale, etc.

Page 1