L ÉCRASEMENT EXTEMPORANÉ DE DOYEN
^ description de ces deux derniers instruments nous conduit à etudier à côté de l’hémostase en général une méthode nouvelle que j’ai
■ésentée en 1897 au Congrès de Moscou et qui permet de réduire instan-
Écraseur de Doyen. Grand modèle. L’instrument est prêt à cire emplov'
la plupart des gros pédicules vasculaires. . tel que ic le pratique, diffère essentiel-
tanément à une faible épaisseur L’écrasement extemporané,
i83 traité de thérapeutique ciiirurgigale.
effet l’emploi d'une série d’instruments nouveaux, et de types auparavant inconnus, que j ai fait construire par M. Gollm pour réaliser une
ÏIG. i4o. Écraseur de Doyen, petit modèle. L’instrument, qui se manœuvre d’une seule main, est ouvert pour saisir un pédicule.
ont donc été calculés de manière à réaliser avec l’effort minimum toute la puissance que peut exiger l’écrasement des tissus.
J ai signalé, dès 1897, ^ Moscou, lorsque j’ai démontré l’emploi
tiG. 189. — Écraseur de Doyen, petit modèle. Les anneaux sont fixés par la crémaillère, qu'il faut faire tourner sur son axe pour la libérer..
compression susceptible de varier entre 4oo et 2000 kilogrammes.
Mes pinces à mors courts et mes deux modèles d’écraseur, dont les premiers types ont été présentés au Congrès de Moscou, en 1897,
L’ÉCRASEMEINT ET L’HÉMOSTASE.
(le ces inslruments. qu il ne fallait pas considérer récraseinent extemporané comme une méthode d’hémostase, et que le léger refoulement de la tunique moyenne produit par la compression de mes instruments était insuffisant pour assurer l’hémostase des artères d’un certain calibre, à partir de l’utérine et, à plus forte raison, l’hémostase des veines correspondantes.
Au contraire, récrasement pendant 3 ou 4 minutes, avec mes pinces à mors courts (multipl. 8 — constriction 4oo à 5oo kil.) ferme admirablement les artères linguale ou faciale, lorsqu’elles ne sont pas
pour montrer le détail des différentes pièces.
atteintes d’athérome. Il serait toutefois imprudent, après l'enlèvement de la pince, de dissocier, en la frottant avec une compresse, l’extrémité du vaisseau écrasé.
L’expérience est facile à faire au cours de l’ablation du testicule. Ecrasez le cordon avec mon écraseur grand modèle pendant 3 minutes et enlevez l’instrument ; la partie serrée est réduite à l’épaisseur d’une carte de visite et se trouve gaufrée et desséchée, au point de présenter aux ciseaux une consistance cornée. Coupez et rien ne saigne. Vous arrive-t-il de frotter et de désagréger avec une compresse, au niveau du bout supérieur du cordon, le point qui a été écrasé, vous voyez apparaître le sang. L’écrasement simple n’est donc pas une méthode d’hémostase suffisamment sûre.
J’ai de même observé qu’après l’écrasement des hgaments larges, lorsqu’on applique des pinces à demeure, il faut les laisser en place
36 OU 48 heures, si Ion veut êlre sûr de ne pas avoir de sang au moment où on enlève rinslrument. L’avantage de récrasemeiit est de diminuer consideunblement l’épaisseur des tissus pineés et liés.
Fig. 142.