TRAITÉ DE THÉRAPEUTIQUE G II IRURG 1 G ALE
lui rnSme de l'eau bouillaulc avec une longue pince, s'ils n'avaient pas m préalablement désinfectés, pour les placer sur une table recouverte d'une serviette stérilisée. Les cuvettes de sublimé qui servent pendant l'opération doivent être à la portée du chirurgien et de son aide, de même qu’un seau pour les vider, si le liquide doit être changé. Il est prudent de vider et de remplir soi-même les euvettes de sublimé : on évitera de la sorte qu’une personne trop zélée n y vienne tremper ses doigts sales.
Je me suis trouvé fort bien, l’été, dans des fermes où il y avait beaucoup de mouches, de faire bouillir de l’eau pbéniquée à gros bouillons dans la pièce où devait avoir lieu l’opération.
Les vapeurs phéniquées chassent les mouches, qui sont très dangereuses pour l’asepsie du champ opératoire, où elles tentent a chaque instant de se poser.
On obtiendra, en suivant les indications qui précèdent, des résultats excellents dans les opérations d’urgence, si l’on ne se départ pas des règles suivantes ;
1“ 11 faut s’abstenir, dans un milieu non approprié, de toute intervention compliquée, c’est-à-dire qu’il faut limiter l’intervention aux manœmu'es strictement réclamées par l’état du patient ;
2“ Le chirurgienne doit compter que sur lui seul pour préparer tout le matériel de l’opération, c’est-à-dire pour en assurer l’asepsie.
Le point capital est de sauver le malade, et souvent un tamponnement rapidement fait est plus sûr que la meilleure des sutures. Que le malade vive; s’il y a plus tard une réunion secondaire à tenter, une fistule à fermer, on le fera de propos délibéré et en toute sécurité, dans une seconde intervention.
Dans les opérations d’urgence plus que dans tout autre cas, le mieux est l’ennemi du bien.
CHIRURGIE D’URGEXCE.