‹ Traité de thérapeutique chirurgicale et de technique opératoire. Tome premierChapitre 74 sur 153 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

,8i TRAITÉ DE THÉRAPEUTIQUE CIURURGIG ^.LE.

i5° I écrascur petit modèle; i6° 4 écarteurs assortis;

17° 3 curettes assorties ;

18° 5o agrafes et une pince porte-agiafe ,

19» I pince porte-aiguille à plateau excentré et à anneaux,

20“ 13 aiguilles intestinales et I3 aiguilles trancliantes assorties; 21“ 2 aiguilles à manche de courhnres différentes;

2 2“ I trépan à cliquet, une mèche perforatrice et deux fraises cylindro-sphériques de 1 2 et de 1 6 millimètres ;

23“ I sonde cannelée courbe en argent;

24" I scie à curseur;

25“ I cisaille à mors obliques;

26° I pince gouge;

27“ I pince à craniectomie;

28“ I rugine costale;

29“ I ciseau à doigt protecteur;

3o" 4 ciseaux et gouges pour l’évidement osseux;

3i“ I maillet;

Le chirurgien devra avoir également à sa disposition une boîte à amputations (Voir plus loin).

Il faut ajouter les accessoires suivants ;

32“ 3 numéros de soie ; 11“ i, n“ 3, n“ 5, en flacons stérilisés;

33“ I flacon de crins de Florence stérilisés ;

34" I mètre de drains de caoutchouc assortis et non perforés;

35° 4 flacons contenant chacun 20 grammes de phénol dissous dans 20 grammes d’alcool à 90“ ;

36“ 4 flacons contenant chacun 20 grammes de borate de soude; 37“ I flacon de pastilles de sublimé de i gramme chacune;

38“ I thermo-cautère;

39“ I appareil pour injecter le sérum artificiel et deux flacons de 5oo grammes de sérum salé et stérilisé à 7 p. i 000;

4o“ i seringue de 5 centimètres cubes pour ponction aspiratrice, et une seringue à morphine ;

4i" I solution de morphine à i p. 100 dans l’eau de laurier-cerise avec I p. I 000 de sulfate atropine;

42" I solution à 0, 10 par centimètre cube de benzoate de caféine ; 43“ I flacon contenant i gr. de chlorhydrate de cocaïne ;

44° 2 tubes de chlorure d’éthyle pur de 10 c. c. ;

45“ 2 flacons de chloroforme de 100 grammes;

L’OPÉllÂTION.

46° I flacon d'cllier;

47° 2 paquets de coton de 260 grammes;

48“ I pièce de o,5o cent, carrés de taffetas imperméable;

49" 10 bandes de gaze et de toile;

5o“ I bandage de corps et des sous-cuisses ;

5i“ 10 épingles doubles;

52“ 2 tabliers;

53“ 2 blouses de toile stérilisées et enveloppées dans des serviettes stérilisées ;

54“ 2 boîtes de compresses stérilisées;

55° I paquet de serviettes stérilisées ;

56“ I bande de caoutchouc pouvant servir de bande d’Esmarcli.

Tout ce matériel peut être réuni dans un sac facile à porter à la main. La soie et le crin de Florence sont transportés dans une boîte à instruments, avec les drains de verre et de caoutchouc.

Les instruments, après avoir servi, devront être lavés à l’eau tiède, démontés, brossés et essuyés avec soin.

On les désinfecte avant de s’en servir, si l’on n’a pas d’étuve sèche, en les faisant bouillir 5 minutes dans de l’eau phéniquée et boratée à 2 p. 100.

La soie, si elle n’a pas été stérilisée à 1 etuve dans 1 autoclave, doit avoir été bouillie 5 minutes dans de l’eau phéniquée à 5 p. 100. On la conserve dans l’alcool à 90“ et il suffit, avant de s en servir, de la faire bouillir 5 minutes avec les instruments.

La question la plus difficile est donc celle des compresses stérilisées. Aussi je ne saurais trop recommander à tout médecin susceptible de pratiquer une laparotomie d’urgence d’avoir une autoclave Lequeuv de 22 centimètres et 2 ou 3 boîtes à compresses de 16 centimètres.

Cette autoclave servira également à la stérisation du sérum artificiel et de tous les liquides stérilisables à 120“.

Pour la chirurgie courante, on peut se contenter de compresses ou de tampons d’ouate bouillis dans l’eau phéniquée et boratée à 2 p. 100 ou même dans l’eau boriquée.

Le confrère dans la clientèle duquel sera faite 1 operation doit faire préparer : .

1“ 2 cruches d’eau bouillante;

2“ 2 cruches d’eau bouillie refroidie;

3“ I casserole émaillée de 25 à 3o centimètres de diamètre, où seront bouillis les instruments ;

4“ 3 douzaines de serviettes nouvellement blanclnes;

5° 6 mouehoirs ;

C° 2 alèzes ;

7° Une table qui peut être une simple allonge de table de salle à manger, elonée sur deux tréteaux ,

8° Des planches, une scie et des clous dans le cas où il pourrait être nécessaire de faire un pnpitre à 45", pouvant servir de plan incliné pour la position de Trendelenbourg ;

9° Une table avec quatre cuvettes, deux pour le lavage des mains et deux pour le sublimé ;

lo" Des savons, deux brosses à mains et un rasoir.

Le chirurgien apporte de son côté dans des boîtes métalliques les instruments et les accessoires notés N"® i à 56. Les instruments doivent avoir été stérilisés à la chaleur sèche dans des boîtes métalliques, afin d’éviter de les faire bouillir avant l’opération.

Les compresses, contenues dans une boîte de métal, doivent avoir été stérilisées à l’autoclave et séchées.

Dès que l’opération est décidée, on met bouillir dans la casserole à instruments 2 à 3 litres d’eau déjà bouillie, que l’on additionne de 20 grammes de phénol et de borate de soude par litre d’eau.

On y place les instruments, s’ils n’ont pas été préalablement stérilisés à sec, en prenant soin d’ouvrir les pinces hémostatiques et les ciseaux, et aussi, s’il y a lieu, la soie, les crins de Florence, les drains.

On prépare dans une cruche de porcelaine lavée à l’eau bouillante une solution de sublimé à i p . i ooo , en y introduisant le nombre de pastilles nécessaires de bichlorure de mercure ; on les fera dissoudre instantanément, dans une petite quantité d’eau bouillante et on remplira d eau bouillie refroidie, de manière à obtenir une solution d’une température de 4o à 45" centigrades.

Pendant ce temps, le confrère lave le malade, rase et désinfecte le champ opératoire avecl eau chaude et le savon, l’alcool et l’éther, le sublimé puis le phénol à 2 p. loo. Pour les yeux on emploiera de l’eau boriquée ou de l’eau salée de 0,7 à i p. 100. On fait bouillir, si l’on ne possède pas de serviettes stérilisées, 4 ou 5 serviettes propres sur lesquelles seront posés les instruments et le matériel de suture. On peut laisser tremper 6 à 8 serviettes dans la solution de sublimé et on les place après les avoir exprimées dans une envette désinfectée à l’eau boudlante et au sublimé. On désinfecte de la même manière les cuvettes a sublimé qui seront à la disposition de l’opérateur et de son aide. Ces serviettes serviront à entourer le champ opératoire.

L’OPÉRATION

On voit que nous ne conseillons pas le flambage. C'est que ce procédé de désinfection est très inférieur à l'emploi de l'eau pliéniquée bouillante. Passez un bistouri, des ciseaux ou bien une canule d'acier dans la flamme d’une lampe à alcool : ou bien vous ne les désinfectez pas ou bien vous en brûlez la pointe. Si vous allumez dans une cuvette une petite quantité d'alcool, la flamme ne désinfecte pas les parties qui restent humides et dont la température est tout au plus celle de l'alcool en ébullition, c’est-à-dire 8o". Le moindre lavage à l’eau bouillante et surtout à l’eau phénic[uée bouillante désinfectera beaucoup mieux les vases, les cruches et les cuvettes, de même que l’immersion, dans l’eau phéniquée bouillante, des bistouris et des instruments préalablement lavés, brossés et séchés, les stérilisera en cj[uelques minutes sans les détériorer. L’emploi de l’eau bouillante boratée et phéniquée est particulièrement indiquée pour la désinfection des seringues à injections sous-cutanées et des canules d’acier. La seringue est remplie d’eau, son fonctionnement est vérifié, puis on la fait bouillir pendant 5 à lo minutes, pleine de liquide, avec sa canule et un verre à liqueur destiné à contenir le liquide qui sera injecté. On remplace alors l’eau phéniquée bouillante par de l’eau bouillie refroidie.

Les mains du chirurgien et de son aide sont lavées à 6 ou 8 reprises à beau chaude savonneuse, puis brossées avec soin, après curage des ongles, et lavées de nouveau, avec de la crème de savon au protéol, passées au sublimé pendant deux minutes, puis à l’éther et plongées de nouveau dans le sublimé.

Il suffit d’une demi-heure pour pratiquer l’examen du malade et pour préparer l’opération, qui se trouve ainsi terminée une heure à une heure et demie après l’arrivée du chirurgien.

Nous avons vu que, si l’on ne possède ni compresses stérilisées ni autoclave, il faut se contenter comme éponges de tampons de coton bouillis dans l’eau phéniquée à 2 p. loo et passés à l’eau bouillie, s’il s’agit d’une opération où le phénol serait trop irritant; mais, je le répète, les compresses stérilisées à l’autoclave sont indispensables quand il y a lieu d’ouvrir le péritoine.

La préparation de tout ce qui doit servir à l’opération doit être faite par le chirurgien lui-même, qui doit défendre à qui que ce soit de toucher ni aux instruments ni aux cuA’^ettes ; il les placera lui-même sur une table spéciale, pour les recouvrir ensuite de serviettes stérilisées.

Le chirurgien est sûr de l’antisepsie, puiscju’il s’est désinfecté les mains avant de procéder à la préparation du matériel de l’opération ; il est sûr de la stérilisation des instruments et des accessoires cpi’il retire

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