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SOINS PRÉLIMINAIRES

Toilette de la peau. Le malade a été rasé et baigné; la peau a été lavée à l’eau chaude et au savon, puis à l’éther et à l’alcool formolé à

2 p. ioo. La région est recouverte en haut, en bas et de chaque côté du tracé de l’incision, par quatre serviettes aseptiques.

OPÉRATION

iec Temps. — Incision de la peau et du tissu cellulaire sous-cuta.né. La peau et la couche adipeuse sous-cutanée sont incisées franchement avec le bistouri, jusqu’à l’aponévrose, entre les deux serviettes latérales.

Fig. i. — Tracé des diverses incisions de laparotomie.

2e Temps. — Protection du champ opératoire. Les bords de ces deux serviettes sont repliés par-dessus les bords de l’incision cutanée et on les fixe à la peau, de chaque côté, par 4 ou 5 pinces-érignes. Aux deux extrémités de l’incision, les serviettes latérales sont réunies entre elles, puis à la serviette transversale sous-jacente, à l’aide de plusieurs pinces à anneaux et à griffes obliques de Doyen (t. I, fig. 202 et 208, p. 244). La peau du malade est alors complètement exclue du champ opératoire.

3e Temps. — Incision de la ligne blanche. La ligne blanche, de 1 appendice xyphoïde jusqu’à quelques centimètres au-dessous de l’ombilic, présente une largeur de plusieurs millimètres (p. 244) et il est possible de 1 inciser sans ouvrir la gaine des muscles droits. Le tranchant

ABDOMEX.

du bistouri qui a incisé la peau pouvant être souillé de débris épidermiques infectés de microbes, on doit prendre, pour inciser l'aponévrose.

Fig. 2. — Coupe de la paroi abdominale dans la région susombilicale, où la largeur de la ligne blanche varie entre io et 1 5 millimètres.

sés. On fixe les serviettes aseptiques sur les lèvres de l’incision avec des pinces-érignes.

Fig. 4- — Id. La ligne blanche et le péritoine pariétal sont saisis avec deux autres pinces-érignes, qui servent de tracteurs et d’écarteurs.

un bistouri stérile. On place alors de nouvelles pinces-érignes sur les lèvres de la ligne de section aponévrotique et on incise le péritoine, qui

est saisi avec les mêmes pinces. Le champ opératoire sera entouré de compresses aseptiques petites ou grandes, que Ton introduit dans la séreuse, en prenant soin de saisir l'extrémité externe de chacune d’elles entre les mors d’une pince-érigne. Les mors de ces pinces-érignes ne

s’ouvrent sous aucune traction; il est donc impossible, quand on les emploie méthodiquement, d’oublier des compresses dans le ventre des malades.

On contournera l’ombilic, si on doit le dépasser, soit à droite, soit à gauche.

B. — Incision médiane sous-ombilicale.

Cette incision est particulièrement employée en gynécologie. Chez l’homme, elle se fait pour l’abord des tumeurs de la partie inférieure de

Fig. 6. — Coupe horizontale de la paroi abdominale antérieure dans la région sous-ombilicale. Les muscles grands droits antérieurs ne sont séparés l’un de l’autre que par une mince cloison aponévrotique. L’incision ouvre une des deux loges musculaires.

l’intestin grêle, qui sont assez rares, et pour l’extirpation des tumeurs de la partie supérieure du rectum. L’incision sous-ombilicale peut aussi servir à pratiquer, chez l’homme, dans le cas de sténose cancéreuse de l’S iliaque, une anastomose iléo-rectale supérieure. On la commence

ABDOMEN

généralement dans la position de Trendelenbourg, et on la termine à quelques centimètres au-dessus de l'ombilic.

Le 1er et le 2e temps, incision de la peau et protection du champ opératoire, se font comme dans la région sus-ombilicale.

3e. Temps. — L’incision et la réparation de la paroi abdominale

Fig. 8. — Id. Incision de la paroi musculo-aponévrotique. On a pris soin d’ouvrir la gaine des deux muscles droits.

rieurs de la région sous-ombilicale, sont en contact médiat par leurs bords internes, qui sont très épais. Entre les deux muscles se trouve une cloison aponévrotique très mince, qui s’étend de la jonction des deux aponévroses antérieures à celle des deux aponévroses postérieures. Celles-ci sont réduites à une couche fibreuse de peu d’épais-

ABDOMEN

que le bistouri ouvre forcément la gaine de l'un ou de F autre muscle droit.

On incise la gaine de l’autre muscle droit, pour obtenir lors de la suture une meilleure coaptation.

Deux pinces-érignes écartent en dehors les lèvres de l’incision aponévro tique et le chirurgien atteint le péritoine, qui est ouvert sur toute la hauteur nécessaire. On introduit autour de la plaie des compresses aseptiques, dont une extrémité est maintenue au dehors entre les mors d’une pince-érigne. On passe ensuite aux manœuvres intra-péritonéales.

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