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A. RÉGION RÉTRO-PÉRITONÉALE MÉDIANE

Le. chirurgien est assez fréquemment appelé à intervenir dans cette région, soit pour des tumeurs lipomateuses ou myxomaleuses, soit pour des kystes bydatiques développés dans la région rétro-péritonéale médiane ou juxta-médiane.

Ces tumeurs, repoussées par la colonne vertébrale et la paroi abdominale postérieure, s’insinuent entre les deux feuillets séreux du mésentère, où elles peuvent acquérir un volume considérable.

Les plus volumineuses de ces tumeurs, qu’on a nommées improprement tumeurs du mésentère, s’observent chez la femme; elles prennent naissance au voisinage du rein ou du côlon, et leur origine est bée très nettement à une infection microbienne émanant de ces organes.

L’ablation des gros bpomes et des gros myxomes rétro-péritonéaux

OPÉRATIONS SUR LA RÉGION RÉTRO-PÉRITONÉALE. 445

chez la femme se fait par une technique analogue à celle de la décortication des grosses tumeurs du ligament large. Cette opération sera décrite à propos des opérations gynécologiques.

KYSTES HYDATIQUES RÉT R O - PÉR ITO N ÉA U X

Les kystes hydatiques rétro-péritonéaux multiples de la région sous-ombilicale forment des tumeurs multilobées et peu mobiles. Le

Fig. 456. — Kyste hydatique multiloculaire de la région rétro- péritonéale sous-ombilicale .

diagnostic précis peut être fait par la méthode de Weinberg, qui est assez fidèle dans les cas de kyste hydatique. Si l’on n’a pas recherché cette réaction spécifique, le diagnostic ne sera lait que pendant l’opération.

Le manuel opératoire est subordonné à la topographie infiniment variable de la lésion. Le cas représenté fig. 456 est un des plus compliqués qu’il soit possible de rencontrer.

Dès que la tumeur se trouve hors du ventre, on garnit le péri-

loin p: de compresses stériles et on incise 1 un apres 1 autre les difïérents kystes, dont on évacue le liquide et les membranes. On traite ensuite la poche celluleuse par la marsupialisation et par le tamponnement.

On devra rechercher, par la réaction de Weinberg, quelques mois

Fig. 456 bis. — Id. Énucléation des hydatides superficielles.

après guérison, s’il existe d’autres kystes, méconnus pendant l’opération ou de nouvelle formation.

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