‹ Traité de thérapeutique chirurgicale et de technique opératoire. Tome quatrièmeChapitre 202 sur 221 · OPÉRATIONS SUR LA RÉGION LOMBAIRE MEDIANE. — RÉGION RÉTRO- VERTÉBRALE · texte numérisé non relu

OPÉRATIONS SUR LA RÉGION LOMBAIRE MEDIANE. — RÉGION RÉTRO- VERTÉBRALE

LYMPHANGIOME CAVERNEUX1

J’ai observé en août 1900 un lymphangiome caverneux très étendu de la région lombaire, formant une tumeur aréolaire, partiellement réductible et dont les aréoles étaient largement anastomosées de chaque côté, par des lymphangiectasies multiples en relation avec les troncs collecteurs de la région inguinale.

OPÉRATION

La tumeur qui envahissait en arrière la peau et toutes les couches cellulo-adipeuses sous-jacentes a été circonscrite entre deux incisions ovalaires horizontales, circonscrivant les lymphangiectasies.

La peau malade et l’ensemble des lymphangiectasies ont été extirpées, sur une hauteur de i4 centimètres. Les lacs lymphatiques s’étendaient jusqu’à l’aponévrose superficielle.

La lymphe contenue dans les aréoles de la masse caverneuse était d’une teinte louche et presque laiteuse.

La tumeur lymphatique se prolongeait, surtout du côté droit, vers les régions inguinales. La peau était intacte dans. ces deux régions. Elle fut incisée par la région lombaire jusqu’au pli inguinal droit. La couche cellulo-graisseuse sous-cutanée contenait les mêmes travées fibreuses, cloisonnant des lacs lymphatiques qui convergeaient vers le canal inguinal. L’incision ne fut pas pratiquée du côté gauche, où la lésion était moins étendue.

La réunion fut obtenue par la suture de la peau et par quelques sutures profondes. Les drains laissent écouler de la lymphe opaline pendant les huit premiers jours et la réunion complète s’effectue. J’ai revu la malade plusieurs mois après l’opération ; il n’y a pas eu de récidive.

La pièce que j’ai présentée à la Société de chirurgie était constituée par un squelette fibreux, circonscrivant de larges aréoles et des lacunes anastomosées de toute part. On ne pouvait mieux comparer ces lacunes vasculaires et les trames fibreuses qui les cloisonnaient qu’à certains points des sinus de la dure-mère. Le derme avait été envahi par la lésion

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