ANUS CONTRE NATURE
Lorsque les accident généraux ne cèdent pas à la toilette et au drainage du péritoine, et lorsque le ballonnement augmente, il peut être utile de combattre la paralysie intestinale et les inconvénients des mouvements anti-péristaltiques en faisant un anus contre nature.
Cet anus contre nature doit être fait dans le Jlanc gauche, à la partie supérieure du jéjunum. Si, pour des raisons particulières, on crée deux orifices, l’un à la partie supérieure du jéjunum et l’autre à la partie inférieure de l’iléon, le premier seul donnera des matières en abondance.
TRAITEMENT CÉNERAL
Le malade doit recevoir toutes les 2 ou 3 heures, dès que le diagnostic est posé, des injections sous-cutanées de Mycolysine injectable de 10 cc. chacune. On injectera sous le chloroforme, pendant l’opération, plusieurs autres tubes. Lorsque la péritonite purulente est déclarée, l’injection de Mycolysine dans le péritoine n’est pas indiquée. Cette injection pourrait affaiblir la réaction défensive de la séreuse, en provoquant une phagolyse temporaire.
On couvrira le ventre de vessies longuettes, remplies de glace, et l’on pratiquera des injections sous-cutanées d’eau salée isotonique, d’huile camphrée, de spartéine et, s’il y a lieu, d’une solution huileuse de digitaline.
Lorsque l’affection évolue vers la guérison, le ballonnement s’atténue et le pouls perd le caractère péritonéal. Il faut répéter les injections sous-cutanées de Mycolysine tant que le malade n’est pas hors de danger.
SOINS CONSÉCUTIFS A l’opÉRATION
Le pansement superficiel doit être renouvelé tous les jours. Souvent les compresses du tamponnement donnent très peu. Il est remarquable de voir comment une péritonite séro-purulente diffuse, avec exsudât abondant, se transforme en péritonite sèche, lorsqu’on a fait une toilette minutieuse du péritoine avec des compresses sèches.
Si l’amélioration s’accentue, on laisse le tamponnement 4 ou 5 jours.