‹ Traité de thérapeutique chirurgicale et de technique opératoire. Tome quatrièmeChapitre 40 sur 221 · IOO TRAITÉ DE THÉRAPEUTIQUE CHIRURGICALE · texte numérisé non relu

IOO TRAITÉ DE THÉRAPEUTIQUE CHIRURGICALE

Si au contraire l'état du malade paraît s’aggraver, on coupe les points de suture qui rétrécissaient chaque incision, et on enlève les compresses afin d’explorer la profondeur. Cette exploration se fait très bien par les incisions latérales. Aussi faut-il suturer complètement 1 incision médiane, si l’on en a fait une, pour laisser ouvertes les incisions latérales, qui sont les meilleures pour le drainage, Lorsqu’on veut explorer la profondeur par une de ces incisions, on soulève la lèvre interne de la paroi abdominale avec une courte valve, et on introduit dans la séreuse l’index garni d’un gant de caoutchouc, puis, à sa suite, une compresse sèche, montée sur une pince courbe.

Dans les cas très graves et qui se terminent cependant par la guérison, le chirurgien peut avoir à rechercher, au bout de 2 ou 3 semaines, une ou plusieurs collections purulentes intra-péritonéales localisées. Ces collections enkystées peuvent se produire en des points où l’infection était le plus accentuée.

La réparation des plaies laissées ouvertes pour le tamponnement du péritoine et la fermeture des anus contre nature se feront dans une autre séance. Cette réparation aura lieu plusieurs semaines après le rétablissement complet du malade.

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