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PLAIES DU POUMON

Les plaies du poumon par instruments piquants et tranchants ou par armes à feu déterminent presque toujours des hémorragies assez

Fig. 356. — Plaie du poumon par instrument tranchant ayant intéressé le 3° espace, au niveau de la ligne parasternale. L’incision cutanée nécessaire s’étend de la 2® à la 5® côte.

considérables. Il faut intervenir aussitôt que possible lorsque le blessé présente les signes d’une hémorragie interne.

OPÉRATION

i®'' Temps. — Incision de 8 à 10 centimètres au niveau de l’espace intercostal blessé.

2® Temps. — Dénudation des côtes supérieure et inférieure, qui sont réséquées sur une longueur de 5 à 6 centimètres.

5® Temps. — Ouverture large de la plèvre par divulsion. Il est rare qu’on ait à lier une artère intercostale. On évacue le sang contenu dans la plèvre. Le poumon se présente souvent entre les lèvres de la plaie. Si cette particularité ne se produit pas, on le saisit dans la cavité pleurale avec une pince à anneaux et on l’attire au dehors. Les lèvres de la plaie sont saisies avec une autre pince à anneaux et l’on fait une ligature en masse au catgut. S’il se produisait une hémorragie provenant d un vaisseau important, on lierait ce vaisseau en agrandissant par divulsion la plaie pulmonaire qui serait ensuite suturée en

surjet. Dans certains cas, on pourrait arrêter l’hémorragie en passant dans la profondeur un fil de catgut qui serait lié extérieurement.

Fig. 357. — Idem. Les pinces érignes écartent suffisamment la peau pour permettre de faire un volet thoracique.

Fig. 358. — Idem. Le volet thoracique à charnière externe est rabattu. La plaie de la plèvre pariétale apparaît nettement.

La blessure peut être perforante ; cette particularité est la règle dans les plaies par projectiles à chemise dure qui traversent le thorax de part en part. Il faut en pareil cas traiter la plaie pulmonaire postérieure

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