TOME
Fig. 348. — Large thoracotoaiic pour l'aciliter une inlerventiou sur la région sus et sous-diaphragmatique. i®‘' temps. Incision cutanée de 10 centimètres parallèle à la 8' côte. Le milieu de cette incision correspond à la ligne axillaire moyenne.
est facile de confectionner un volet thoracique à charnière externe. La région sus-diaphragmatique devient facilement accessible. Si l’on soulève le poumon revêtu de la plèvre diaphragmatique épaissie, on peut explorer toute la région sus-diaphragmatique jusqu’au niveau du médiastin. Si la collection purulente est so ns-diaphragmatique, ce mode d’accès est encore la méthode de choix. 11 suffit alors d’inciser le diaphragme et d’introduire dans cette plaie une longue pince courbe qui effondre les parois de l’abcès. On écarte les lèvres de la plaie par ma méthode de la divulsion. L’on draine cette cavité par la voie transthoracique par la méthode du tamponnement aseptique. Ce mode d accès est très utile dans le traitement des fistules pulmonaires consécutives à des collections hépatiques suppurées. Il est très facile d’explorer la face diaphragmatique du poumon et de suturer ou d’extirper le trajet pulmonaire fistuleux.
la cavité pleurale recouvci’le d’un enduit crétacé d’un dcmi-ccnlioièlrc d’épaisseur et qui a mis plusieurs mois à s éliminer.
La scissure interlobaire inférieure et le sinus costo-phrénique s’explorent facilement des deux côtés après une résection de 6 à y centimètres de l’extrémité antérieure des 5'’ et G" cotes. L’incision s’étend de la ligne scapulaire à la ligne axillaire antérieure. L’écartement avec les pinces érignes met à découvert les 7”, 8'* et 9“ côtes. 11
Fig. 35 1. — Pleurésie diaphragmatique. Une intervention s’impose pour suppri tuer cette cavité suppurante.
Fig. 352. Idem. Action de la rugine de Doyen, pour la résection pluricostale.
3o3. — Idem. Après résection costale le lambeau cutané va être rabattu.
Fig. 354. — Idem. Suture de la peau: tamponnement aseptique.
tumeurs de la paroi thoracique
Ces tttfiieurs sont parfois des enchondromes, plus souvent des sarcomes, particulièrement chez les enfants. Que la tumeur ait débuté au niveau de la paroi thoracique ou bien qu’il s’agisse d’une tumeur sous-cutanée devenue perforante, l’écueil de l’opération est l’ouverture large de la plèvre. J’ai fait un certain nombre de fois avec succès
Fig. 355. — Résection d’urie tumeur de la paroi thoracique. . Aspiration de l’air contenu dans la plèvre après suture cutanée.
la résection large de la paroi thoracique pour sarcome, sans employer ni la chambre pneumatique, ni le casque à hyperpression pulmonaire, grâce à la technique suivante.
OPÉKATION
Temps. — Découverte de la tumeur jusqu’à ses limites externes et dénudation des côtes qui devront être réséquées.
2® Temps. — Résection rapide du segment de la paroi thoracique, grâce à l’emploi de la rugine costotome. Il m’est arrivé, particulièrement chez l’enfant, que la pénétration subite de l’air dans la plèvre particulièrement du côté gauche soit suivie d’une syncope immédiate. J ai imaginé dans un de ces cas l’artifice suivant. La plaie cutanée est immédiatement i-efermée avec des pinces à griffes au-dessous
OPÉRATIONS SUR LE THORAX. 2-y
desquelles on applique deux longues pinces courbes à mors élastiques. On fait immédiatement la respiration artificielle arec les bras pendant qu’un aide aspire avec une sonde molle et, à défaut de la trompe à vide, avec une grosse seringue l’air contenu dans la plèvre.
5® Temps. Dès que le rythme respiratoire s’est rétabli, on suture la peau à points séparés en laissant à l’extrémité postérieure de 1 incision une grosse sonde de caoutchouc fermée avec une pince à pression continue et qui servira à faire plusieurs fois par jour l’aspiration des liquides qui pourraient se produire dans la plèvre.
La chirurgie du poumon exige du chirurgien une habileté manuelle hors pair et une grande présence d’esprit.
Le seul moyen de ne pas s’exposer à la mort du patient « sous le bistouri » est de savoir terminer l’opération en quelques instants.
La chirurgie du poumon est indiquée ; .
1° Dans les plaies du poumon;
2" Dans les kystes hydatiques ;
3" Dans les abcès du poumon et la bronchectasie localisée.
Les lésions mal localisées, la gangrène pulmonaire, les bronchectasies^ les cavernes tuberculeuses, peuvent être abordées chirurgicalement, mais avec beaucoup moins de chances de succès.
L’opération est presque sans gravité si la lésion est localisée et tout à fait aseptique, par exemple, dans le cas d’un kyste hydatique non suppuré.
Le pronostic estbeaucoupplus grave s’il s’agit d’une lésion suppurée et particulièrement dans les cas où il s’agit de cavernes gangréneuses et de bronchectasies multiples et fétides. Les caA-ernes tuberculeuses ne peuvent être abordées utilement que si elles sont bien localisées.
La résection du poumon cancéreux n’a donné jusqu’ici aucun résultat durable.