‹ Traité de thérapeutique chirurgicale et de technique opératoire. Tome troisièmeChapitre 16 sur 249 · TECHNIQUE OPÉRATOIRE DE L’EXTIRPATION DES ADENOPATHIES CERVICALES · texte numérisé non relu

TECHNIQUE OPÉRATOIRE DE L’EXTIRPATION DES ADENOPATHIES CERVICALES

La nature des adénopathies cervicales est très variable. Elle rentre toutefois dans deux catégories distinctes : les adénopathies infectieuses et les adénopathies néoplasiques. Les adénopathies infectieuses comprennent les ganglions hypertrophiés à la suite d’une inflammation simple non terminée par la suppuration et les ganglions tuberculeux. Les adénopathies néoplasiques sont également d’origine infectieuse ; mais il s’agit d’une autre modalité de l’infection, l’hyperplasie de cellules normales parasitées par un microbe spécifique. Dans les premières, il y a réaction des éléments lymphoïdes contre des germes pathogènes; dans les dernières, il y a symbiose des cellules parasitées et du microbe spécifique, qui, se reproduisant à l’infini, se substituent aux tissus sains et les détruisent.

Au point de vue de la technique chirurgicale, nous décrivons dans le même chapitre les interventions pour toutes les adénopathies cervicales, car la technique ne difPère pas sensiblement, qu’il s’agisse de ganglions hypertrophiés, de ganglions tuberculeux ou de ganglions néoplasiques.

GANGLIONS INFLAMMATOIRES HYPERTROPHIÉS LYMPHADÉNOME BÉNIN

j\ous décrirons, dans un premier chapitre, l’extirpation des ganglions hypertrophiés et du lymphadénome bénin, parce qu’elle peut servir de type à la technique de l’extirpation des ganglions mobiles et facilement énucléables.

Les adénopathies de la région carotidienne se compliquent fréquemment d’adénites parotidiennes, sous-maxillaires et sus-hyoïdiennes.

Les ganglions atteints de lymphadénome bénin ne sont pas adhérents et s’énucléent de leur capsule celluleuse avec une grande facilité =

L'extirpation de ces ganglions donne d'excellents résultats.

ÉU AT ION s SUR LK

Fig. i8.

Do droite à gaucho ot de bas on haut ; a histouris, a paires do lorts ciseaux droits 6 pinces à mors courts et à griHes, (i pinces à anneaux et à 9 grilies obliques, 4 pinces à mors ovalaires, 4 longues pinces courbes.

Au-dessus ; a pinces à grilTes, a pinces à mors courts pour les veines, (i pinces hémostatiques de Gbampionnière, G pinces porte-aiguilleà mors excavésde Doyen, 2 pinces fines, 2 pinces élastiques pour les veines, G aiguilles rondes pour suture des veines et 5 drains de verre assortis.

En haut ; un écraseur petit-modèle, 4 curettes, ra pincc.s-érignes et à ressort, 2 aiguilles à manches, 2 pinces porte-agraCos et ah agrafes métalliques, 2 pinces à mors ovalaires excentrés.

OPÉRATION

É®'’ Temps. — Incision le long du bord antérieur du muscle sternomastoïdien et découverte du groupe ganglionnaire le plus accessible.

2® Temps. — Isolement de ces gangbons par divulsion, avec les ciseaux mousses et luxation de chacun d'eux à l'aide de l'index ou d une curette de dimension appropriée.

5® Temps. — Dès que le groupe superficiel est extirpé, on écarte les lèvres de la plaie et on reconnaît les ganglions profonds.

Fig. ig. — Agrandissement par divulsion d’une incision destinée à l’extirpation d’une masse de 'ganglions carotidiens.

Ces ganglions sont isolés par le même procédé et énucléés à leur tour. On procède ensuite à la découverte et à l’extirpation des ganglions rétro-carotidiens.

Il est rare qu’il n’existe pas en même temps un groupe de ganglions rétro-scaléniques. On plonge de ce côté les ciseaux mousses au travers du bord externe des scalènes, pour agrandir la plaie par divulsion et on s’efforce d’extirper la totalité de ces ganglions sans faire une nouvelle incision cutanée (voir fig. 20).

4® Temps. — On traite cette plaie anfractueuse, s’il se produit un suintement sanguin appréciable, par le tamponnement; sinon, on draine par deux ou trois contre-ouvertures avec des drains de verre et on réunit la peau avec des agrafes.

Il est quelquefois nécessaire de lier une ou deux artérioles ou veinules; parmi ces dernières nous citerons le tronc veineux thyrolinguo-fadal, au voisinage de son abouclicment dans la jugulaire interne.

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