‹ Traité de thérapeutique chirurgicale et de technique opératoire. Tome troisièmeChapitre 234 sur 249 · TRAITEMENT DES CANCERS SUPERFICIELS DE LA PEAU ET DES ORIFICES MUQUEUX · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES CANCERS SUPERFICIELS DE LA PEAU ET DES ORIFICES MUQUEUX

La lésion initiale, tant qu’elle n’a pas encore dépassé le derme ou le chorion muqueux, c’est-à-dire la membrane basale, peut être détruite aisément, soit par les étincelles de haute fréquence, soit par l’électro-coagulation thermique. Supposons un cancroïde de la lèvre au début, présentant 5 millimètres d’étendue et 2 millimètres de profondeur. 11 est facile de le détruire sans douleur, grâce à l’anesthésie locale à la cocaïne, à l’aide des étincelles de haute fréquence. L’électrode métallique doit être entourée à son extrémité de plusieurs tubes de caoutchouc concentriques , dont le plus gros s’appliquera exactement à la périphérie du petit cancroïde. L’extrémité de l’électrode restera distante de 5 millimètres environ de la surface de la tumeur. Dès que ce dispositif est préparé, on pratique l’anesthésie par la cocaïne à i p. 100. Il est prudent de repérer préalablement toute l’étendue du cancroïde avec de la teinture d’iode, car s’il est très petit, les limites deviennent moins appréciables après l’injection de cocaïne. Lorsque l’anesthésie locale est suffisante, on peut prélever une parcelle de la tumeur, pour l’examen histologique. On applique ensuite l’électrode et on fait passer le courant pendant une minute. Cette application doit être unipolaire, suivant le dispositif primitif du Oudin.

Si l’on possède le transformateur nécessaire à l’électro-coagulation thermique, on n’emploiera que 2 ou 3 spires du solénoïde. L’un des pôles doit être formé par une plaque de métal de i5 à 20 centimètres de côté, en contact direct avec la peau d’une région quelconque du corps. L’électrode active sera constituée par une petite plaque du dia-

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