‹ Traité de thérapeutique chirurgicale et de technique opératoire. Tome troisièmeChapitre 245 sur 249 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

[. — Supplément.

Dispositif du D' Doyen pour l’emploi de F aéro-cautérisation,

On peut détruire par la même méthode les masses axillaires qui sont encore distantes du faisceau vasculo-nerveux de 5 ou 6 millimètres.

Lorsque la tumeur est encore petite et bien limitée, je préfère recourir d’abord à la vaccination antinéoplasique, qui donne dans beaucoup de cas des résultats remarquables. On se tiendra prêt à pratiquer F éléctro-coagulation si la tumeur présente, malgré la vaccination, une évolution inquiétante.

Le sarcome musculaire est justiciable du même traitement par

ii’iG. 62, — Schéma montrant que Faction de Fair chaud reste localisée aux paroi de la poche ganglionnaire.

1 électro-coagulation d’une coque ganglionnaii rapidement des lésions vasculaires.

lU contraire, déterminerait

l’électro-coagulation, lorsque la tumeur peut être détruite sans risque de détruire en même temps des vaisseaux et des nerfs importants .

Il en est de meme des sarcomes osseux encore limités.

TRAITEMENT DES FOYERS CANCÉREUX JUXTAPOSÉS AUX GROS VAISSEAUX ET AUX TRONCS NERVEUX PAR L’AÉRO-CAUTÉRISATION

L électro-coagulation n’est pas applicable aux foyers cancéreux déjà adhérents aux gros vaisseaux et aux troncs nerveux parce qu’il est impossible d en limiter 1 action avec une précision suffisante.

Fig. 64. — Ablation d’un ganglion cancéreux de la région carotidienne. On distingue nettement le sterno-cléido-mastoïdien et une suture latérale de la veine jugulaire interne.

Lorsque la tumeur est adhérente à de gros vaisseaux ou bien à un nerf d’une importance vitale, tel que le pneumogastrique, il faut agir avec précision et avec la certitude de demeurer plutôt en deçà du résultat désiré.

C’est le cas, par exemple, dans les gros ganglions cancéreux de la région cervicale, axillaire ou inguinale et dans le sarcome musculaire profond.

Gomment appliquer à ces cas ma méthode de la destruction des

Fig. 65. — Idem. Après protection du paquet vasculo-nerveux avec une compresse humide, l’on pratique l’aéro-cautérisation de la partie antérieure de la coque ganglionnaire.

Fig. 66

Idem. Aéro- cautérisation de la partie postérieure de la coque ganglionnaire.

traitement eooal du cancer. .J,

cellules néoplasiques par la chaleur? - La technique la melUeure est la suivante :

On pratique d’abord l’extirpation aussi complète que possible du néoplasme, avec cette particularité cependant, qu’il est inutile d’en dépasser sensiblement les limites, puis on fait l’aéro-cautérisation de toute la plaie.

Lorsqu’il s’agit d’un ganglion cancéreux abcédé, et dont la coque n’est pas isolable, on pratique un curetage minutieux. On tamponne

l’électricité.

avec soin pour éponger le sang et on brûle tout l’intérieur de la cavité avec un jet d’air surchaufle à 600".

L’aéro-cautérisation est, dans ces cas seulement, la méthode de choix, parce que l’air surchauffé agit sur toutes les anfractuosités de la poche, qu’il serait impossible d’atteindre par F électro-coagulation, et parce que son action ne dépasse jamais une profondeur de 3 ou 4 millimètres .

On prolongera F aéro-cautérisation pendant le nombre de minutes nécessaire pour agir à une profondeur suffisante et on traitera la plaie par le tamponnement.

L’aéro-cautérisation est loin de valoir, pour la destruction du cancer, F électro-coagulation thermique .

'j’P4IXÉ DE THÉRAPEUTIQUE CHIRURGICALE.

Elle est cependant jusqu’ici le meilleur auxiliaire du bistouri dans les cas où la tumeur est en contact avec des organes essentiels.

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