NOUVEAU PROCÉDÉ POUR DISSÉMINER L’ACTION DE L’ÉLECTRO-COAGULATION
Dans les cancers à surface anfractueuse il est très difficile de mettre l’électrode en contact avec tous les points suspects. J’ai imaginé de
répandre sur la surface néojilasique une pâte c[ui dissémine l’action de r électro-coagulation. Après de nombreux essais, j’ai réalisé une pâte qui convient parfaitement à cet emploi, en délayant dans de l’eau salée à saturation de l’or mussif jusqu’à consistance pâteuse. Je répands cette pâte sur le néoplasme et en un point quelconque je place une électrode discoïde. L’action de l’ électro-coagulation s’exerce instantanément sur toute la surface de la tumeur en contact avec la pâte (fig. 67). On a, en employant ce procédé, la certitude de détruire tous les points suspects. Cette dilïusion présente la particularité de n’exercer aucun retard appréciable sur la pénétration de l’ électro-coagulation. La vitesse
Fig. 68. — T Fongus malin du testicule ayant récidivé trois fois en deux mois.
Idem. La surface néoplasique est recouverte d’ d’or mussif.
On applique l’électrode en un point quelconque de la pâte.
Supplément.
gg DE THÉRAPEUTIQUE CHIRURGICALE.
de joénétralion paraît complètement indépendante de la quantité de pâte employée.
J’ai employé récemment ce procédé dans le traitement d’un fongus malin récidivé du testicule. Le cancer avait envalii le trajet inguinal. Après incision de la paroi antérieure du canal inguinal j’ai étalé celte pâte sur le cordon devenu néoplasique et sur la tumeur ulcérée du scrotum. J’ai alors appliqué une électrode discoïde (fig. 70) sur la pâte située dans la région scrotale. J’ai pu faire constater après l’opération, quand la plaie eut été complètement délergée par un lavage minutieux, que toute la région suspecte inguino-déférentielle était élec- Iro-coagulée, ainsique bien entendu la tumeur scrotale.