PLAIES DU CŒUR
Le cas encore récent d’un jeune soldat qui, après s’être tiré une balle de revolver dans le eœur, n’a succombé qu’au bout de lo jours à une péricardite purulente, le projectile étant resté dans l’épaisseur du muscle cardiaque, prouve que l’intervention doit être tentée dans tous les cas où le blessé n’a pas succombé immédiatement et se trouve néanmoins dans un état grave. Cette opération a été faite un certain nombre de fois avee sueeès.
OPÉRATION
i®"' Temps. — Incision verticale passant par la blessure.
2® Temps. — Résection des cartilages costaux et des eôtes, découverte du péricarde.
5® Temps. — Incision et toilette du péricarde.
Exploration digitale de la surfaee du cœur, extraction du corps étranger s il est accessible et suture de la plaie perforante si elle est très étroite.
OPÉRATIO>S SUR LE THOR.YX.
Line telle opération nécessite beaucoup de présence d'esprit et une grande habdeté manuelle. (Voir pages 3ii et suivantes.)
PLAIE DU MÉDIASTIN
Si le blessé a survécu et se trouve dans un état grave, il faut intervenir sur-le-champ ; sinon on relèvera ses forces et on se tiendra prêt à pratiquer l’opération.
OPÉRATION
Temps. — Incision verticale passant par la plaie.
2® Temps. — Résection sterno-chondro-costale aussi large qu’il peut être utile.
5® Temps. — Toilette du foyer traumatique, hémostase et tamponnement de la plaie.
La technique de la thoracotomie sera décrite plus loin. (Voir pages 256 et suivantes.)