‹ Traité de thérapeutique des maladies articulairesChapitre 61 sur 101 · I. Appareils d'ineUnaiMm de la omwe eaoïvert · texte numérisé non relu

I. Appareils d'ineUnaiMm de la omwe eaoïvert

Pour imprimer à la cuisse des mouvements dinclinaison en divers sens, il suffit d'en saisir la partie inférieure avec un collier ou un mouchoir duquel partent des cordes réfléchies sur des poulies que Ton place en haut , à droite et à gauche du

MOYENS DE BÈTABLIR I.A MOBILITÉ DE LA flASCIIE. 4S5 malade. Itieii de |diiR fiicilcquctle ti-oiiver les élc-iiieiiu riûces' saiics à la construi:li(>!i di! cet uppureil. Je choisis de préférciicc rcntrécd'uiie alcôve pour 6xer les poulies supcricufes et lalcr;ilcs. Le malade au place sur le Imi-d de son lit, ufin que la cuisse soit libre dans tous les sens, ei il lui imprime des mouvements de flexion, comme l'indique la Kjjtire 3fi. Fie. Ô6.

Si l'on veut ensuite faire exécuter les mouvemeuis de latéralité, il faut préolalilement suspendre la cuis&e, et lu porter en dedans ou eu deliors au moyeu de cordes réflécliies sur<lct poulies latérales (R;;. 37).

Ces li'actiniis produisent un mouvemenl de rolation en même icmjts (juclles inclinent la cuisse en iletlaiis ou en dehors.

Cependiuil , si l'on se h'irue h cette cm nsimrti n sinijdr, les

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mouvements se passent ilans h colonne venôlji-ale bien plus c|ue dans la hanclie; le bnssin neiant pas fix.;, suii tons les mouvements de la cuisse. Pour olnetiir cette finiic du bassin on peut employer des dispositions tics variées. Fi{j. 3;.

A l'exemple de M. Pi'avaz (1), on peut serrer le bassin entre deux montants latéraux réunis en avant, ou entourer celte partie du tronc d'une ceinluie solide (|ue Ton Kxe ensuite par des courroies ii une gouttière.

Je signalerai surtout le procédé de M. Desgranges ; il est simple, et il réussit autant que le permet la disposition des

(■] Ti-ailt rf« laxolioiu cOHQénitatn,

UOVENg DE RKTitllLIII tA UUBIMTÉ UE LA HAKCHI£. hil

parties à fixer. Comme le i-eprésente la figure S7, il coD" siste à attacher autour du bassin des inouclioirs ou des cordes passant sur les vêtements, el que l'on fixe ù des anneaux atia> cbés à la planche sur laquelle le malade est couché.

J'ai beaucoup mieux réussi dans ces derniers temps, en eoiourant te tronc d'un corset semblable à celui qui sera décrit sous le nom de corset tuteur^ à l'arltcle Gilbosiié verlé^ brale. Ce corset est 6xé à une planche solide, et par la prise qu'il a simultanément sur les épaules, la colonne vertébrale et le bassin, il prévient beaucoup mieux les mouvements de ce dernier que les bandages qui se bornent à agir sur lui.

Sî-

4e toUtioa da la ei

Il suffit de jeter un coup d'iril sur In Bijiire S8 pour se faire Fig. 38.

«ne idée juste de cet appareil et de la manière dont il ajjil. On remarquera que, le malade étant assis, le poids du ironcsuffit

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pour fixer le bassin et dispensct- du niccnnisiiie particulier qui est nécessaire pour obtenir cette fixité dans la direcliou horizontale. La tige autour delaquelle le fémur exécute son mouvement de rotation part, comme on le voit, de Tunion des deux tiers supérieurs avec le ticfrs inférieur de la jambe. Aiusi disposée, elle me parait représenter véritablement Taxe fictif autour duquel le membre inférieur, légèrement fléchi, exécute ses mouvements de rotation en dedans ou en dehors. Les premiers appareils (|uej avais fuit construire et dont j'ai publié le dessin en 1849 (1) avaient leur axe placé dans le prolonge ment de la cuisse. Ils ne s'harmonisaient pas aussi bien que celui que j'emploie actuellement avec les mouvements naturels du membre.

Mouvement» spontanés, — Les mouvements spontanés peuvent être utiles si le bassin est fixé et que le malade soit en position horizontale. Leur utilité a été depuis longtemps comprise par M. Pravaz, qui, pour les rendre faciles et en permettre la longue et fréquente reproduction, a construit un char que le malade couché met en mouvement au moyen d'une pédale sur laquelle il agit par des alternatives de flexion et d extension. Ce char est moins facile à réaliser que mes appareils de mouvement ; il ne permet pas une aussi grande variété dans les directions imprimées ù la cuisse; mais son usage est agréable; il prépare parfaitement à la marche dans la station verticale, et il est utile dès qu'on peut se le procurer.

A l'aide de mes appareils de mouvement, j'ai réussi ù rétablir la mobilité de la hanche chez un certain ncmbre de malades: m^is la proportion des insuccès a été bien plus considé- .«nie qu au fjenon, et surtout qu'au coude. Je crois éire dans c! vrai en i'estimant à peu pi^saux quatre cinquièmes, tandis qu*au coude cette proportion a été celle des succès par rapport aux cas oii la méthode a été inutile.

D'où vient cette infériorité des appareils de mouvement appliqués à la hanche? Elle ne dépend pas d'une moindre persévérance dans leur emploi; car là, comme pour les autres jointures, des malades en ont fait l'application deux ou trois

h) Co:e^l* médicale dt Pam^ 1849.

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