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MOYENS DE FACILITER LA STATION ET LA MARCHE. &3S

dans ce genre. Ainsi Dupuytren soutenait le grand troclianter, dans les luxations congénitales du fémur, par une ceinture placée autour du bassin, et lorsque le traitement de ces mêmes luxations était terminé, Humbert (de Morley) faisait porter nu corset qui antourait le tronc et se prolongeait jusqu*h la partie supérieure de la cuisse.

Ce système peut-il rendre la hanche capable de supporter les pressions que la station verticale entraîne? Je crois pouvoir repondre par la négative. Je Tai essayé avec toutes les modi* fications qui pouvaient le rendre moins imparfait , telles que croissant placé au*dessu3 du trochanter, sous-cuisse, et béquilles cachées pour empêcher le déplacement de la ceinture : jamais il n*Q facilité la marche, jamais il n'a donné au fémur un point d'appui solide.

J ai pensé être plus heureux en appliquant à la hanche des tuteurs semblables h ceux que j'ai décrits pour le genou, qui seteodent à tout le membre inférieur, et qui prennent leur point d'appui sur Tischion; mais la direction en dedans que présentaient tous les membres auxquels on les n appliqués les a rendus inutiles, et il est à présumer qu'ils ne seront guère plus avantageux loi*sque la cuisse sera dans la rectitude, car la roideur qu'ils imposent à la hanche les rend beaucoup plus incommodes qu'aux genoux.

J ai lieu d'espérer plus de succès à l'avenir; car, dans un cas récent où j'avais rompu une ankylose du fémur pour faire cesser une flexion voisine de l'angle droit, j'ai enfin réussi à faciliter In marche au moyen d'un appareil qui s'étend depuis le pied jusqu'aux aisselles. Le tuteur du membre abdominal , représenté page 3/t5, est réuni au niveau de la hanche avec le tuteur de la colonne vertébrale, que l'on trouvera décrit et figuré ù l'article Gibbosité vertébrale. Pour que la pression exercée sur la chaussure se transmette aux aisselles, on a borné à 15 degrés à peu près le mouvement des ginglymes placés au niveau du genou et de la hanche. En avant de cette dernière articulation est placé un ressort qui tend à produire une extension constante, et qui agit pour le redressement, comme le fait l'appareil de Dyvernois, dans le traitement du pied équin. Je suis convaincu qu'en perfectionnant ce genre

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Je tuteur, qui n'est borne ni au tronc ni au membre malade, uiuis qui agit simultanément sur Tun et8ur laulre, on poorra obtenir d'excellents résultais.

Art. IV. — MoTSHs de iétailm la aosiLiré i» t^ aisicaB.

Il est inutile de démontrer Timporiance de rétablir la mobilité de la hanche. Chacun comprend sans peine à quel point le jeu des surfaces articulaires est nécessaire d^ns cette join* ture à la progression» et que sans lui on ne pent rendre aux surfaces articulaires la forme et le poli qu'elles perdent constamment dans les coxalgies graves.

Les moyens spéciaux propres *à remplir ces indications sont les mouvements communiqués ou les mouvements spontanés répétés un grand nombre de fois.

Quel que soit le mode suivant .lequel on communique les mouvements à la cuisse, il faut avoir soin de fixer le bassin avec solidité : sans cette précaution , les impulsions données au fémur se transmettent à la colonne vertébrale et ne se passent point dans la hanche.

Ainsi , lorsqu'on se sert des mains , des aides doivent saisir et fixer les os des iles pendant que l'opérateur fléchit le genou et imprime à la cuisse tous ses mouvements normaux.

I^ difficulté de réunir le nombre d aides nécessaires pour répéter ces manœuvres plusieurs fois par jour, pendant un temps assez long, et Timpossibilité de faire concorder les im* pulsions qu'ils communiquent avec les contractions muscnluires du malade, m'a conduit à faire construire des appareils de inonvcment (|ui permissent à ce dernier d'agir seul et sans fatigue; il en est de deux ordres : les uns, d'inclinaison en divers sens; les autres, de rotation.

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