‹ Traité de thérapeutique des maladies articulaires (volume 2)Chapitre 1 sur 151 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le traité que j'ai publié en 184.) sur les maladies des articulations a été honoré par l'Académie des Sciences de l'un des prix Montyon; M. le docteur Krupp en a publié à Leipsick une traduction allemande, et la plupart des auteurs qui ont écrit sur la chirurgie en ont tenu compte dans les articles consacrés aux sujets spéciaux dont je m'étais occupé.

Cet accueil bienveillant ne m'a pas empêché de reconnaître les lacunes et les imperfections de mon œuvre ; et, conduit chaque jour à sentir l'insuffisance des méthodes de traitement que j'avais exposées, j'en ai constamment recherché de plus puissantes et de plus sures Secondés par les découvertes importantes qui ont enrichi, dans ces derniers temps, la thérapeutique articulaire, mes efforts n'ont pas été sans résultat, comme ont pu le constater ceux qui depuis quelques années ont suivi le mouvement de la chirurgie contemporaine.

Cependant ces travaux récents, épais dans des recueils périodiques, sont difficiles à consulter; et il importe d'en réunir l'exposition et l'examen aux acquisitions de la science qui remontent à une époque plus éloignée. 1 /ouvrage qiu1 je publie aujourd'hui a pour but de satisfaire à ce besoin : on ne doit pas le considérer comme une seconde édition de mon Traité des maladies désarticulations, auquel je renvoie pour l'étiologie, le diagnostic et l'anatomie pathologique; c'est une œuvre nouvelle, exclusivement consacrée aux questions thérapeutiques.

Quelque étroite que cette limite paraisse au premier

Il INTRODUCTION.

abord, mon travail reçoit de l'ordre d'idées dans lequel il a été conçu un véritable caractère de généralité. Les méthodes curatives n'y sont présentées que comme une déduction des sciences qui ont pour objet la structure et les fonctions des organes , de celles qui traitent des causes et des lésions, et, enfin, des doctrines médicales ellesmêmes. Je suppose le lecteur familiarisé avec toutes les notions élémentaires ; et sans le fatiguer par des descriptions, j'arrive de suite aux enseignements recherchés des praticiens, c'est-à-dire à ceux qui ont la gut'rison pour but.

La plupart des maladies qui attaquent les jointures sont rebelles au secours de l'art, et entraînent dans bien des cas les plus funestes conséquences. Les méthodes curatives qui sont indiquées contre elles par les auteurs classiques sont loin d'être en rapport avec leur gravité ou avec leur persistance; et un traité de thérapeutique articulaire qui se bornerait à reproduire l'histoire de ces méthodes, ne serait qu'une compilation stérile incapable de répondre aux plus légitimes exigences. Celui que je fais paraître aujourd'hui atteindra-t-il mieux le but? ajoutera-t-il à la puissance de l'art? J'ose l'espérer, et, pour faire apprécier l'esprit dans lequel il a été conçu et les services qu'il peut rendre, je crois devoir commencer par l'analyse des recherches nouvelles qui y sont contenues.

L'une des pensées dominantes de ce travail est ï alliance de la physiologie et de la thérapeutique; supprimer complètement les fonctions des jointures, ou en faire agir les éléments les uns après les autres; tirer de ce repos et de cet exercice élémentaire des puissances curatives, en général négligées, telles sont les vues qui m'ont le plus souvent servi de guides et que l'on retrouvera à chaque page de ce traité.

Depuis longtemps \e 7'epos des articulations est d'une irai-

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