INTRODUCTION. III
portance justement appréciée; tous les jours on l'impose aux arthrites aiguës, aux entorses, et les appareils qui en assurent la permanence sont remarquablement perfectionnés. Les bandages amidonnés réalisent même toutes les conditions désirables, en ce qui regarde les articulations éloignées du centre, comme celles du genou, du coude, et du pied; mais quoique moins imparfails, sons ce rapport, que les attelles et les gouttières qui les ont précédés, ils sont loin d'agir avec efficacité sur la colonne vertébrale , sur la hanche et sur l'épaule j ils n'assurent point le repos de ces parties lorsque le malade est couché, et, à plus forte raison, lorsque des soins de diverse nature nécessitent le déplacement de la totalité du corps. Je crois avoir comblé ces lacunes, et j'espère que, lorsque le lecteur examinera mes gouttières vertébrales, celles qui font un seul tout des membres et du tronc, il jugera que le problème de l'immobilité est aussi bien résolu pour les articulations centrales qu'il l'a été, parles travaux de mes prédécesseurs, pour les articulations périphériques ( 1).
Cependant la suppression de tout acte fonctionnel doit être transitoire. Après un temps variable, lorsqu'elle a été appliquée à des états aigus, elle doit cire remplacée par ïexercice des fondions . Mais quelles sont parmi ces dernières celles qu'on doit mettre en jeu:' On n'a guère conseillé jusqu'à présent que le fonctionnement complet, tel qu'il s'exécute, dans la marche, pour les membres inférieurs. Je dis : le fonctionnement complet ; car on observe alors le frottement des surfaces cartilagineuses les unes sur les autres, la distension et le relâchement alternatifs des parties molles, la station verticale, la pression réciproque des os, et la contraction aciive et volontaire des muscles. Or l'expérience prouve, tous les jours, que
(1) Voyez, pour les gouttières de la hanche, p. 4' S ; pour celles de l'épaule, p. 56- ; pour celles de la colonne vertébrale, p. 633 et 6^C>.