‹ Traité de thérapeutique des maladies articulaires (volume 2)Chapitre 3 sur 151 · IV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

IV INTRODUCTION

l'exercice de ces actes complexes, tantôt est impossible, tantôt aggrave les accidents.

On ne peut cependant s'en tenir au repos prolongé dont M. Teissier(i)a si bien démontré les dangers, et l'on est obligé de choisir un intermédiaire entre l'immobilité et l'exercice complet. Cet intermédiaire se trouve dans le fonctionnement partiel ou élémentaire ; il faut ne permettre, par exemple, que le jeu passif des surfaces articulaires les unes sur les autres pendant que le malade est assis; ii n'y a alors ni contraction des muscles, ni station verticale, ni pression du corps sur les parties malades; tout se réduit à des frottements entre les surfaces articulaires, à la distension et au relâchement des tissus fibreux et musculaires.

A ces exercices on peut faire succéder la marche, pendant que la jointure malade est immobilisée ; concilier la locomotion verticale avec la suppression de l'effort qu'exerce le poids du tronc; permettre le mouvement dans certain sens, tout en le rendant impossible dans d'autres; réaliser en un mot, les conditions les plus variées dans l'association des éléments fonctionnels.

Tons ces actes intermédiaires entre l'immobilité absolue et la marche normale ne sont pas propres seulement à faire rentrer peu à peu les malades dans leurs habitudes de locomotion; ils aident puissamment à la guérison ellemême; sous leur influence, on voit dans les maladies chroniques les engorgements se dissiper, la souplesse se rétablir, et la douleur que produisent le contact et la pression disparaître peu à peu.

Si celte exposition générale des principes et des effets du fonctionnement élémentaire dispose le lecteur à en apprécier les avantages, il ne sera pas étonné que pour le réaliser, j'aie fait exécuter un grand nombre d'instruments mécaniques en rapport avec les actes que je voulais faci-

(1) P. ioa.

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