‹ Traité de thérapeutique des maladies articulaires (volume 2)Chapitre 34 sur 151 · FRACTURES ET LUXATIONS · texte numérisé non relu

FRACTURES ET LUXATIONS

Le traitement des luxations et celui des fractures voisines des articulations ont leur place naturelle après celui des entorses, des contusions et des plaies. Les fractures et les luxations simples ne sont, en effet, que des contusions ou des entorses auxquelles s'ajoute une division des os ou un changement de leurs rapports naturels; et dans les fractures et les luxations compliquées, il n'y a de plus qu'une plaie pénétrante.

Ce simple rapprochement suffit pour démontrer que les traitements qui ont fait le sujet des trois paragraphes précédents s'appliquent aux lésions qui nous occupent. Ainsi, qu'un mouvement forcé ait produit une fracture des malléoles ou de l'extrémité inférieure du radius, il sera bon, après avoir opéré la réduction, de ne pasmettrele membre immédiatement en appareil et de recourir aux répercussifs , et spécialement aux bains froids, pour prévenir l'inflammation, quel'on a'api liquerait surtout à combattre, s'il s'agissait d'une simple entorse.

Ce rapprochement entre les lésions plus légères qui nous ont occupé précédemment, et les fractures et les luxations, n'est pas seulement nécessaire pour démontrer la nécessité de combiner entre eux les médications qui conviennent aux unes et aux autres; il aide à faire bien comprendre le traitement des luxations et celui des fractures voisines des articulations.

Dans l'immense majorité des cas, ces lésions ne sont que l'effet des mouvements forcés imprimés aux os, en d'autres termes, de l'entorse exagérée.

J'ai rapporté (1) une longue série d'expériences qui démon-

(1) Traité des maladies des articulations, t. IF, p. 179, 33a, 4^3, 4-^. $53, r>qi ni 616.

Page 1