‹ Traité de thérapeutique des maladies articulaires (volume 2)Chapitre 43 sur 151 · RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

Il résulte de l'examen que nous avons fait de chacune des médications qui sont propres au rhumatisme aigu, qu'aucune délies ne peut arrêter cette maladie dans son cours et en

(i) Gazette médicale de Lyon, 1 85 1.

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constituer le spécifique, Parmi celles qui doivent être conservées , les unes ne sont indiquées que clans de certaines conditions, et les autres n'ont d'utilité que pour calmer des accidents de la maladie.

On peut résumer de la manière suivante les règles à suivre dans lemploi de ces diverses méthodes de traitement.

Il y a quatre périodes dans le rhumatisme aigu : la première s'étend depuis le moment d'action de la cause morbide jusqu'à celui où les douleurs se déclarent, c'est la période d'incubation; la seconde est celle où le mal se dévelopjie et s'accroît, c'est la période d'augment; la troisième, celle où les phénomènes morbides ne s'aggravent plus et ne diminuent pas encore, c'est la période d'état; la quatrième enfin, celle où la maladie suit une marche plus ou moins rapide vers la guérison , ou jiasse à l'état chronique.

Dans la première période, les agents à employer différeront comme la cause de la maladie ; si cette cause est un refroidissement, on devra recourir aux sudorifiques; si c'est une aménorrhée, aux emménagogues; si c'est la suppression d'une hémorrhagie active, à la saignée. Mais, en général, ce sont les moyens qui portent à la jieau dont l'emploi est surtout indiqué.

Passé cette première période, les moyens cessent de varier avec la cause; le mal une fois développé j l'indication des agents thérapeutiques doit surtout être puisée dans l'étude des caractères spéciaux qu'il présente.

Dans la deuxième période, celle de croissance ou d'augment f c'est le traitement antiphlogistique qui est indiqué. Des saignées doivent être faites avec une énergie proportionnée à la force des sujets et à l'intensité de l'inflammation. Leur action doit être secondée par des préparations narcotiques si les douleurs sont vives, et des boissons tempérantes s'il v a beaucoup de chaleur et de fièvre.

Dans la troisième période ou celle d'état, le nitrate de potasse à haute dose est indiqué comme moyen de calmer la fièvre et de faciliter la résolution. On doit lui associer des préparations opiacées à une dose double au moins des doses ordinaires. M. Teissier, médecin de l'Hôtel-Dieu de Lyon, a souvent observé de très heureux effets de cette combinaison.

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C'est à cette époque que des vésicatoires multipliés peuvent produire une action favorable sur l'ensemble de la maladie et sur les points spécialement affectés.

Dans la quatrième période, les moyens qui favorisent les fonctions de la peau , et en particulier les bains de vapeur ou les pratiques hydrothérapiques, trouvent d'utiles applications. Les purgatifs peuvent également être employés à cette époque, mais seulement à défaut des moyens qui portent à la peau, et jamais concurremment avec eux.

Ce traitement général ne peut suffire que lorsque les affections locales se réduisent à des douleurs et à un léger gonflement. Dans ces cas, il y a simplement congestion des synoviales, épanchement d'un peu de sérosité dans les cavités articulaires ou les tissus environnants. Mais si l'inflammation est plus intense, si les épanchements séreux sont considérables, s'il s'y joint des sécrétions de lymphe plastique, des ulcérations des cartilages, en un mot les lésions propres aux arthrites aiguës intenses, un traitement local devient nécessaire. Les principes d'après lesquels il doit être dirigé seront exposés dans le chapitre suivant.

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