MOYENS DE RENDRE AU PIED SA DIRECTION NORMALE
De nouvelles études permettront, sans cloute, de diminuer ces dangers et ces imperfections ; mais, quelles quelles puissent être, les difficultés seront toujours plus grandes, et les résultats plus imparfaits qu'au genou.
Résection d'une partie de fémur. — Dans les cas où la cuisse est ankylosée dans une flexion très prononcée, et qu'il est impossible de l'étendre, Barton , de Philadelphie, a proposé deux opérations d'une grande hardiesse. L'une consiste à enlever au fémur, au-dessous du trochanfer, un prisme triangulaire dont la hase est tournée en arrière. Cette partie du fémur enlevée, on casse l'os, on le ramène dans la direction de l'axe du tronc et on l'immobilise pour le faire consolider. Dans d'autres, on coupe également le fémur à sa partie supérieure; mais on s'applique à faire adhérer les deux fragments sciés seulement par des tissus fibreux, et à établir une articulation supplémentaire. Quels que soient les succès que l'auteur de ces opérations paraît en avoir retirés dans les deux cas qui ont été publiés, nous pensons qu'elles doivent être rejetées à cause des dangers qu'elles entraînent et de l'imperfection des résultats qu'elles procurent.