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II. Traitement des troubles de la sensibilité

Les troubles de la sensibilité, de la motilité et des fonctions vaso-motrices ont, depuis l'antiquité, attiré l'attention des praticiens. Plusieurs méthodes de traitement avaient été proposées pour les modifier. Aucune n'a eu, semble-t-il, plus de {^f succès que la mclallothérapie. De 1850 à 1877, Burq (1) publia de nombreux mémoires sur les effets des métaux; des plaques de cuivre, de zinc, etc., mises en contact avec la peau, faisaient disparaître les troubles de la sensibilité. Cette pratique, basée surtout sur la suggestion, n'a pas donné les résultats qu'on en attendait; aujourd'hui, on ne parle plus guère de la métallothérapie .

a) L'anesthésie, quand elle n'atteint pas des organes importants et qu'elle se cantonne à la peau, ne nécessite pas un traitement.

L'électricité paraît modifier les troubles profonds de la sensibilité.

L'électricité faradique, surtout, donne des résultats favorables. On l'appliquera, par exemple, dans Vamaurose hystérique, de la façon suivante : on promène les électrodes sur le

(1) Burq, /l Cad. des sciences, 14 février 1850. — Thèse inaug., Paris, 1851. — Mélallothérapie. Nouveau trailement par les applications métalliques, Paris, 1853. — Mélallothérapie du cuivre, 1867. — La mélallothérapie dans le service de M. le prof. VerneuiL, Paris, 1877.

TRAITEMENT DE l'iIYSTÉRIE.

pourtour de l'orbile, de manière qu'une des éponges soit placée sur le rebord supérieur, et, l'autre, sur le rebord inférieur de l'orbite. Dans la surdilé hystérique, les tissus péri-auriculaires et le conduit auditif externe seront faradisés. Dans Vaphonie, le mutisme, où il existe une plaque d'anesthésie recouvrant le larynx, le courant faradique donnera de bons effets.

h) Uhyperesthésie sera de même combattue, si elle gêne certains oi-ganes ou si elle produit des phénomènes intolérables (pseudo-angine de poitrine, clou hystérique, pseudoméningite, rachialgie violente, etc.).

Les aimants ont produit des résultats très infidèles.

h' électricité statique (le bain électrique statique) est encore un moyen de choix. Après un ou plusieurs bains généraux, on électrise les endroits hyperesthésiés. Il est prudent de tâter d'abord la susceptibilité de l'hystérique avant de faire passer le courant local.

La glace pilée, les pulvérisations d'éther, appliquées sur les plaques d'hyperesthésie, rendent quelques services.

Mlle C..., vingt ans, est atteinte d'hystérie convulsive avec ânesthésie générale et complète. Les crises sont de date récente, la jDremière a éclaté, il y a six mois, à la suite d'une grande contrariété. Depuis, C... a fréquemment des attaques, et même plusieurs par jour. Parfois, après les crises, elle a un peu de délire. — L'insensibilité au toucher, à la douleur et à la température est complète. Le champ visuel est rétréci. Dès le début du traitement, dès la première journée de l'isolement et de l'alitement, les crises cessent. L'anesthésie persiste encore; mais, au bout de trois semaines elle a complètement disparu, ainsi que le rétrécissement du champ visuel. Cette malade a pris, pendantles premiers jours, 2 grammes de bromure de potassium, dans le but de combattre l'anxiété et de faciliter le sommeil.

Dans un autre cas, il s'agissait d'une femme ayant, outre une mentalité spéciale, une hypereslhésic sur plusieurs points du corps ; grâce à l'isolement et à l'alitement combinés au

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