TRAITEMENT DE WEIR MITCHELL
vertiges, préoccupations hypocondriaques exagérées, rachialgie, dyspepsie, constipation. L'isolement, l'alitement, I.' régime lacté mixte réussissent à calmer le malade. Plus lard, le massage, la douche froide, le régime alimentaire amènent la convalescence. La guérison définitive n'a pu être obtenue qu'au bout de six mois, parce que la maladie était déjà ancienne.
VIL Traitement de Weir MitchelL — La neurasthénie revêt quelquefois, surtout chez la femme, une forme grave que les traitements isolés n'ont pu vaincre. La méthode de Weir Mitchell,qui a pour but d'atténuer l'asthénie mentale et d'activer la nutrition générale, a déjà donné des preuves d'efficacité et les guérisons sont nombreuses. Elle démontre une fois de plus que le traitement moral, combiné au traitement physique, rend les plus incontestables services.
Cette méthode consiste dans Visolement,]e i-epos, physique et moral, le massage,Véleclrisation, le régime alimentaire.
L'isolement doit être complet. « Séparez le malade, écrit Weir Mitchell, de l'entourage moral et matériel qui est devenu partie intégrante de sa vie de valétudinaire, et vous aurez amené un changement, non seulement excellent par lui-même, mais encore extrêmement avantageux au point de vue du succès du traitement que vous vous proposez d'appliquer (1). »
Le repos est aussi indispensable que l'isolement et doit être aussi complet; pendant les premières semaines, il sera absolu; le malade gardera le lit sans se livrer à aucune occupation intellectuelle ou physique. Weir Mitchell insiste sur la nécessité du repos complet du cerveau, des sens, des muscles...
Le massage doit être pratiqué méthodiquement; les avantages en sont nombreux (Voir article Massage).
Uéleclrisation faradique a le même but que le massage.
Le régime alimentaire est de toute importance. Il est bien
(1) Weir Mitchell, Du Irailement méthodique de la neurasthénie et de quelques formes de l'hystérie, trad. de O. Jenninge, Paris, 1888.
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supporté par ceux qui n'ont pas de troubles gastriques; il faut l'appliquer avec prudence et modération aux neurasthéniques dont la dyspepsie est avancée. On débute par le régime lacté : 2 à 3 litres de lait par jour. Au bout de la première semaine, au petit déjeuner, on peut ajouter une côtelette, et l'on augmente lentement la ration alimentaire pour aboutir à la suralimentation.
Ce régime a été modifié par Leyden, BinsAvanger, Burkart. Ces modifications tendent à arriver à la suralimentation, sans surmenage des voies gastriques.
Cette méthode d'ensemble ne paraît pas avoir de contreindication sérieuse. Elle est facilement applicable et il ne faut pas hésiter à l'adopter chaque fois qu'il s'agit d'une neurasthénie grave.
SECTION llï. — Traitement de quelques symptômes
importants.