CHLORURES ALCALINS
b!i , une saveur alcaline el chlorée ( Mérat Lens, loin, n , p. 254 ).
ilorurc de soude. Chlorure d’oxyde de soi; ce liquide que Berlhollel réunissait au chlode potasse sous le nom d’eau de Javelle , est tore , transparent , d’une saveur salée , alcaet chlorée ( ibid.).
'dorure de chaux. Chlorure d’oxyde de cal- ; il se trouve dans le commerce sous forme Dudre d’un blanc légèrement jaunâtre, d’une r forte de Chlore et d’une saveur très-désable ( ibid. 252 ).
va longtemps que l’eau de Javelle est croie dans les arts pour le blanchissement; 1789 ce moyen était généralement connu.
f , dit-on ( Revue médicale, 182G), mais le st fort contestable , se servit de ce chlorure mée du Rhin en 1795 , contre la pourriture lital.
chlorure de chaux fut indiqué en 1801 par on de Morveau ( loc. cil. ) comme désinfecel par Alyon en 1805 {Annales de Chimie , liu ) comme un préservatif de la conla-
iis le premier emploi médical bien authenlides chlorures appartient évidemment à fasuyer, de Strasbourg. En effet, dans un ige qu’il publia en 1811 ( Observations sur aladic dite fièvre des hôpitaux ) il raconte nent se servant de la propriété qu’a le chlode chaux de dégager lentement le Chlore, il sait placer entre les lits des malades, et dési ait de cette manière l’atmosphère des salles t ital. Suivirent les travaux de Gimbernat, de s, de Pâtissier, el enfin ceux de Labarraque, lidiquèrenl de la manière la plus explicite les •iétés désinfectantes de divers chlorures al-
ulefois, c’est réellement à Labarraque que Ioil,non pas d’avoir démontré les propriétés fectanles des chlorures; mais d’avoir, par enthousiasme méridional , par son engoueridicule , forcé en quelque sorte les méde- ’i les employer dans toutes sortes de maladies internes qu’externes.
•si surtout en 1825 , 26 et 27 , que les chlomenacèrent d’envahir presque toute la théti bique chirurgicale , battue en brèche et ite par l’école du Val-de-Grâce , mais peu ù 'engouement se passa, et il reste des clilopeu de chose après tant de bruit, us n’avons plus rien à dire ici des chlorures uc désinfectants; nous en avons surabondam-
ment traité dans l’avant-dernier article ( voyez p. 285 el suiv. ). Nous ne nous occuperons ici que de quelques autres propriétés qu’ils ne doivent pas au Chlore.
Les chlorures ont été donnés à l’intérieur dans le même cas que le Chlore ; mais de nos jours quelques personnes, et M. Bouillaud entre autres ( Traité des Fièvres essentielles , page 504 ), en avaient fait pressentir l’utilité dans le traitement de la dot h i nentérie ; mais, plus lard, un homme grave, M. Chomcl, a contribué à jeter une grande faveur sur l’emploi des chlorur es dans le traitement de celte maladie. Maintenant cet excellent observateur a reconnu leur inutilité , trompé qu’il avait été par la bénignité plus grande des dolhinentéries qu’il avait traitées par les chlorures.
Les chlorures, en tant que doués d’une trèsgrande alcalinité, ont été employés à l’extérieur, et ont des propriétés analogues aux solutions de carbonate de soude et de potasse el à l’eau de chaux. C’est de cette manière qu’ils guérissent une multitude d’affections chirurgicales.
Ainsi dans la blenorrhagie uréthrale et surtout dans la blennorrhagie vaginale ainsi que dans la leucorrhée qui reconnaît pour cause soit une phlegmasie du col utérin, soit une inflammation chronique, de la membrane muqueuse qui tapisse le vagin, les injecl ions avec le chlorure de chaux, de soude ou de potasse réussissent au même litre ipie les solutions alcalines , dont nous avons plus haut constaté l’utilité ( Eisenmann , Bulletin (jènèr. de Thèrap ., tome \,p. 557 \Daumas, Thèses de la faculté de Paris , 1826, n° 120 ; Blache el Jôlly, Dict. de mèd ., 2e édit. , t. 7, p. 451 ).
Ainsi , dans le prurit de la vulve , ( Darling , Med. repository, /"efr.1826). dans les affections hépatiques superficielles, ( Alibertf nouv. élem. de Thèr ., tome 2, p. 455 ), dans la gale,
( Derheims , Fontanetti , ( Hospital transact. Med. , tonie 10, p. 585; Journ. des conn. mèd., tome 1, p. 255 ), dans quelques maladies du cuir chevelu ( Chevalier, Art de préparer les chlorures, Boche, Cottereau , ibid .); les chlorures alcalins n’ont ni plus ni moins de vertus (pie les diverses solutions de soude de potasse ou de chaux qui réussissent si bien dans les mêmes circonstances.
C’est probablement A celte même propriété, et au même mode d’action que des chlorures doivent de modifier avantageusement non-seulement l’ophlhalmic blcnnorrhagiquc , et cela au
EXCITANTS LOCAUX
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même titre que la blennorrhagie des parties génitales, mais aussi l’ophthalmie scrophuleuse cl même rophlhalmie épidémique ( Variez , Dict.
de Mèrcit et De Lcns , tome 2, p. oj9 ; Gut h rie , London , med. and phys . Journ ., Nov. 1827 ; Hesberg. Gazette nièd. de Paris , 1851 , p . 185. )
11 est assez probable , nous le répétons , que ces chlorures n’ont de pari dans la guérison des maladies que nous venons de passer en revue , que comme alcalins. En est-il de même pour les affections que nous allons indiquer maintenant ; c’est ce que pourraient seules décider des expériences comparatives.
Lisfranc , l’un des plus grands partisans des chlorures et qui les avait employés avec grand avantage dans le traitement des ulcères chroniques , vante surtout leur efficacité dans la brûlure , et il se disputa avec Dupuylren la priorité de celte découverte ; ils prétendirent l’un et l’autre qu’il n’y avait pas de médication plus active dans le traitement de la brûlure au deuxième et au troisième degré ; mais il s’en faut de beaucoup que l’expérience des autres chirurgienls ait ratifié ce que ces deux praticiens avaient avancé , et même après s’être longtemps disputé l’honneur de celte découverte , ces deux messieurs abandonnèrent bientôt un moyen qui ne méritait guère les honneurs d’un semblable débat.
Quant à l’emploi des chlorures dans le traitement delà pourriture d’hôpital et des inflammations couenneuses et puliacécs delà bouche, qui si souvent, chez les enfants, donnent lieu à la gangrène des joues, maladie presque toujours mortelle, il a été suivi de succès non équivoques , si l’on en croit les témoignages de Percy [Mératet De Lens), de Darling ( Loc.cit de Roche {F oyez Chevalier) et surtout de Bonneau , médecin de l’hôpital des enfants de Paris ( Blache , Dict. de triéd. , 2e édit., tome 7, p. 454). Ce dernier se borne exclusivement à l’usage de chlorure de chaux sec. Ordinairement il se sert d’un morceau de papier roulé , qu’il plonge dans de 1 eau poui en humecter la surface : il l’introduit ensuite dans un flacon rempli de chlorure de chaux et le promène ainsi chargé de la substance pulvéïulenle sur les parties affectées. Une ou deux minutes après , il fait gargariser le malade pour le débarrasser du chlorure dont le séjour pourrait irriter les tissus voisins.
Mode d’administration et doses.
A l’intérieur , les chlorures de soude et de po-
tasse se donnent à la dose d’un quart de gros , d’un gros , et même d’une demi-once par jour , dans un véhicule non acide. Le chlorure de chaux se donne en pilules , ou dissous dans un véhicule quelconque à la dose de 4 , 10 , 20 et même 30 grains par jour.
A l’intérieur , les chlorures de soude et de potasse s’emploient purs , seulement quant on veut agir sur des surfaces recouvertes de couennes, de concrétions puliacécs ou de détritus sphacélés. Ordinairement on les étend de 2 , 3 et jusqu’à 10 fois leur poids d’eau , suivant la sensibilité des parties auxquelles on les applique, suivant la nature de la maladie. Pour un grand bain , on met ordinairement de deux à six livres de chlorure de soude ou de potasse.
Le chlorure de soude sec ne se doit employer que dans les mêmes circonstances où nous avons dit que l’on faisait usage des deux autres chlorures sans y ajouter de l’eau.
Ordinairement on met de 4 grains à 4 gros de chlor ure par once d’eau , suivant qu’on veut agir doucement ou avec énergie. Dans un grand bain , on ne doit pas mettre moins de deux onces ou ni plus d’une demi-livre de chlorure sec.