‹ Traité de thérapeutique et de matière médciale [sic]Chapitre 110 sur 242 · CHLORURE D'ARSENIC · texte numérisé non relu

CHLORURE D'ARSENIC

Chlorure (V arsenic , beurre d’arsenic , huile /rrosive d arsenic. Liquide blanc , oléagineux , ès-vo’atil, répandant d'épaisses vapeurs, décomisé par l’eau , d’une grande causticité et trèsinéneux.

II a été recommandé par Hartmann*, par Agrib*, par Hermann , par Rivière [Voy. Gmelin, opar. mèd., tome 1, p. 268), dans le traitent du cancer externe; et par Praunius(t6t</.), ntre les ulcères chancreux superficiels.

CÜLORURE DE ZINC.

Le chlorure de zinc , autrefois beurre de zinc, est solide, blanc, fusible, déliquescent, trôs-soluble dans l’eau qui le décompose sans lui faire perdre ses propriétés actives.

A l’intérieur, il a été employé comme anti-spasmodique ; mais il est dangereux et moins utile que les autres préparations de zinc donl nous avons traité ailleurs.

C’est surtout de son usage extérieur que nous devons nous occuper ici. Ce chlorure est caustique mais à un moindre degré que ceux que nous venons de passer en revue. Lorsqu’on l’applique pur et en poudre sur la peau revêtue de son épiderme, il l’enflamme, et au bout de 6 ou 7 heures, il produit une escharre grisâtre qui se détache un peu plus vite que cellequi est produite parles alcalis caustiques. Celte propriété caustique a été utilisée par quelques médecins modernes. Hanke de Breslaw l’employait pour détruire les nœvi materni , lesfongus hœmalodes, les pustules malignes, les ulcères syphilitiques d’apparence carcinomateuse ( Bulletin des sciences mèd. de Férussac, t. X, p. 74; Journ. de pharmacie , tome XVI, p. 549). Plus récemment, le docteur Canquoin qui prétendait posséder un remède contre le cancer , et qui était parvenu à tromper quelques médecins honorables, se vit forcé de rendre public le moyen qu’il tenait secret, et qui déjà ne l’était plus pour personne; et dès lors, ce fameux remède cessa de faire des prodiges, et fut oublié aussitôt que connu. M. Canquoin préparait une pâte caustique en faisant dissoudre une certaine quantité de chlorure de zinc dans un poids égal d’eau, et en pétrissant cette dissolution avec de la farine , de manière à faire une véritable pâte à laquelle on donne autant d’épaisseur que Poil veut. Cette pâte caustique n’a aucune action sur la peau revêtue de son épiderme; il faut préalablement mettre le derme à nu à Paide de la pommade ammoniacale , puis la tenir appliquée penpant un ou deux jours suivant que l’on veut cautériser plus ou moins profondément. Ce inode de cautérisation est fort lent et cause de si atroces douleurs, que les malades les plus courageux ne peuvent souvent se résoudre à une seconde application.

Lorsque l’on a à cautériser une plaie ou une partie revêtue d’une membrane muqueuse comme le col del utérus, la pâte agit comme sur le derme dénudé.

EXCITANTS LOCAUX

Celle pâle caustique que tous les médecins oui renoncé à employer dans le traitement des tumeurs cancéreuses externes , est véritablement utile lorsqu’on n’a à former qu’une escharre superficielle. Le seul obstacle qui la fera toujours rejeter , c’est l’excessive douleur qu’elle provoque.

Trituré avec de l’axonge , le chlorure de zinc sert à composer une pommade irritante qui peut remplir les indications qu’on se propose ordinairement en appliquant la pommade slibiée.

Parmi les chlorures dont l'action irritante locale est bien évidente , nous aurions à citer les chlorures de mercure, de baryte , d’or et de platine; mais ces substances se recommandent en même temps par une action altérante spéciale. Nous n’en traiterons qu’au chapitre des médicaments altérants. ,

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