‹ Traité de thérapeutique et de matière médciale [sic]Chapitre 130 sur 242 · E N ON CU L AC ÉES · texte numérisé non relu

E N ON CU L AC ÉES

M. Leclerc a fait préparer des extraits aqueux , alcooliques et éthériques d’écorce de Garou. Un épithéme fait avec chacun de ces extraits , fut appliqué pendant 24 heures sur l’avant-bras de 5 malades. L’extrait éthérique seul produisit une incomplète vésication. Il se développa un grand nombre.de petites vésicules remplies d’une sérosité trouble sur la partie qu’avait recouverte l’épithème fait avec cet extrait. Une simple rubéfaction fut obtenue avec l’extrait alcoolique ; l’extrait aqueux resta sans effet. ( Leclerc, Essai sur les épispastiques. — Journal (les connaissances médico-chirurgicales , t. 5, p. 92. )

D’après ces travaux comparatifs de M. Leclerc , il est évident que lorsqu’on voudra composer une pommade au Garou , dans le but par exemple d’exciter la suppuration des vésicatoires, il faudra toujours employer de l’extrait éthérique ; et ce : même extrait doit aussi être toujours employé de préférence à l’écorce , lorsque l’on voudra solliciter un peu d’inflammation dans les parties où la peau est fine.

RENONCULACÉES.

Beaucoup de plantes de la famille des renonculacées exercent surlapeau une action irritante fort énergique. Les espèces qui composent les genres clematis , anemone, renonculus , ( Linné) sont les plus actives.

Cette action , dit Leclerc ( Essai sur les épispastiques. — Journal des connaissances médico-chirurgicales , t. 3 , p. 91 ) , est analogue

à celle de la moutarde ; elle s’exerce profondément en même temps qu’elle détermine assez rarement le soulèvement de l’épiderme. L’inflammation qu’elle suscite s’étend à toute l’épaisseur de la peau et au delà.

Ces végétaux doivent leurs propriétés irritantes à une huile volatile , âcre , qui s’obtient difficilement par la distillation. Ce principe irrite la membrane pituitaire , excite le larmoiement et présente une grande analogie avec celui de quelques liliacées et des crucifères , notamment avec celui du raifort.

A défaut de moutarde , on peut employer ces diverses plantes contuses et réduites en une masse pulpeuse qu’il n’est pas nécessaire d’appliquer à nu , et qui agit très-bien entre deux linges.

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