‹ Traité de thérapeutique et de matière médciale [sic]Chapitre 129 sur 242 · GAROU · texte numérisé non relu

GAROU

Écorce de Garou. Celte écorce, telle qu’on la trouve dans le commerce, est longue de plusieurs pieds ; roulée sur elle-même , mince , sèche , inodore, ayant un pouce au plus de large; son épiderme est rougeâtre, lisse, s’enlève facilement pour montrer au-dessous un tissu blanc , cotonneux, soyeux plus visible encore à la face interne, qui est d’un blanc un peu jaunâtre. (Mérat et De Lens .Dict. de mat. médic tome 2, page 585.)

Cette écorce est fournie par le bois gentil , dapline mezereum , et par le Garou proprement dit ou dapline gnidium. Toutefois on peut dire que l’on comprend les écorces de cesdeux arbrisseaux sous le nom commun de Garou, et cela sans inconvénient, puisqu’ils ont des propriété identiques.

L’écorce de Garou s’emploie comme épispastique. Mais son action est lente, et cette manière d’appliquer les vésicatoires ne peut être adoptée que pour les parties où la peau est d’une grande finesse, comme le derrière des oreilles par-exemple , ou bien encore chez ceux dont les organes génito-urinaires sont ordinairement irrités par les cantharides.

Quand on veut faire un vésicatoire ou produire de la rubéfaction avec une écorce de Garou, onia choisit flexible et unie , et on la laisse macérer dans l’eau; puis on l’applique sur la peau de manière que le contact soit bien immédiat, 24 ou 56 heures après l’application du Garou, on voit s’élever de très-petites vésicules, et en continuant cette application, et en la renouvelant souvent, on obtient une ulcération' superficielle que I on peut entretenir longtemps par le même moyen.

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