‹ Traité de thérapeutique et de matière médciale [sic]Chapitre 147 sur 242 · SAULE. — COLOMBO · texte numérisé non relu

SAULE. — COLOMBO

éminemment fébrifuge que l’écorce de Pérou.

Stone (Philos, transact., vol. lui, p. 195) cite cinquante cas de guérisons de fièvre intermittente légitime , obtenues à l’aide de l’écorce de Saule donnée à la dose de un ou deux scrupules toutes les heures, pendant l’apyrexie. Clossius (A-or. variol. vieil, meth., p. 128) vante le même remède dans le traitement de la fièvre quotidienne et de la fièvre tierce. Dans l’ouvrage de Pierre Konig {De cortice salicis albœ , ejusque in medicina usu , 1778 ) on peut lire des laits trèsnombreux qui témoignent de l’efficacité de ce moyen, non seulement dans des fièvres intermittentes récentes, mais encore dans celles qui duraient déjà depuis fort longtemps. Gosle et W illemet, ( Essais sur quelques plantes indigènes , p. 57 ) témoignent dans le même sens. Enfin plus récemment Gilibert ( 1797 ); Monnier, médecin à Apt (1805); Bertrand (1808); Vanlers (1810 ); Dureau de la Malle (1818 ), appelèrent de nouveau l’attention sur les propriétés fébrifuges de l’écorce de Saule blanc ( Mérat et De Lens, Dict. de mat. vièd ., tome vi, p. 180 ).

Mais la découverte du principe actif du Saule blanc , la Salicine , faite en 1825 par Fonland, pharmacien à Lariza près Véronne , et surtout les travaux mieux connus de notre compatriote Leroux qui obtint celle substance parfaitement pure, appelèrent de nouveau l’attention sur les vertus fébrifuges du Saule.

D’assez nombreuses expériences ont été tentées depuis quelques années, et il est à regretter qu’elles soient aussi contradictoires.

11 est bien probable que le Saule , pas plus que toutes les prétendues succédanées du quinquina, ne jouit d’aucune vertu fébrifuge , et que les cas de guérison que l’on cite n’ont pas été observés avec cette philosophie d’expérimentation qu’il faut apporter quand on agile une question thérapeutique aussi grave que celle qui consiste à enlever au quinquina une suprématie si justement acquise. Voyez les expériences de Chornel, p. 109.

Quant, aux propriétés toniques de l’écorce de Saule , elles sont à peu près les mêmes que celles du quinquina. A l’intérieur, la poudre, l’infusion, la décoction , ont été avantageusement employées dansée traitement de certaines diarrhées , des débi ilés de lYslomac.

Extérieurement et sous les mêmes formes que l’écorce du Pérou , le Saule s’emploie dans le traitement des gangrènes , des ulcères de mauvaise nature , etc., etc.

Enfin ses propriétés anthelmintiques ont été

constatées par Hartmann et Ltlders ( Dissert . de virlute Salicis anthelmentica. Traject. ad Viadr ., 1781). Us dbnnaient à prendre une décoction d'écorce de Saule , une once pour une livre d’eau. Ce n’était pas le Saule blanc, mais l’osier rouge ou salix pentandra qu’ils employaient dans celte circonstance.

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