FLEURS DE TILLEUL
Les premières sont données par le Tilleul d’Euope ( Tilia Europca) , très-grand arbre de >os forêts. Ces fleurs forment un petit corymbe aune-pâle , dont le pédoncule commun est acompagné d’une grande bractée foliacée : calice cinq divisions, cinq pétales à la corolle, capsule çlobuleuse à cinq valves, une loge polysperme.
En parlant de ces fleurs Murray dit : Ad medium forum pertinent. Elles sont en effet l’antipasmodique le plus connu , quoique le moins ctif, et mériteraient bien mieux de remplacer daus
l’usage domestique le thé que la valériane. C’est surtout pour hâter les digestions suspendues par quelque émotion ou toute impression subite , qu’on les administre en infusion. Elles servent aussi de léger et d’agréable diaphonique. Leur usage comme anti-spasmodique doit se borner à servir de véhicule à d’autres agents du même ordre mais plus actifs , sous forme d’infusion ou mieux d’eau distillée. Ces préparations peuvent pourtant, à elles seules, conjurer les accidents delà mobilité nerveuse, et quelques formes vaporeuses de l’ordre le plus élémentaire et le plus mobile. F. Hoffmann les vante contre l’épilepsie. Qui oserait y compter? Murray prétend que la dessiccation ôte à ce fleurs leurs propriétés médicales. MM. Mérat et Delens affirment le contraire : cela tient probablement à ce que ces derniers prennenl, pour les faire sécher, un soin tout particulier. Ils les débarrassent de leur pédoncule, de leur bractée, les sèchent promptement, puis les enferment dans des armoires bien sèches elles-mêmes , après les avoir enveloppées de sacs de papier.