‹ Traité de thérapeutique et de matière médciale [sic]Chapitre 17 sur 242 · FLEURS ET FEUILLES D’ORANGER · texte numérisé non relu

FLEURS ET FEUILLES D’ORANGER

Tout le monde connaît les fleurs et les feuilles de l’Oranger ( Citrus aurantium ). L’eau distillée des premières est d’un usage si banal, qu’il est superflu de nous y arrêter. Nous dirons que cette eau est plus anti-spasmodique que celle de fleurs de tilleul et bien moins que la valériane. Voyez ce que nous en avons dit au chapitre : Médication antispasmodique.

La poudre el la décoction des feuilles du même, arbre , ont eu une célébrité presque égale, quoique moins ancienne , à celle de la valériane sauvage dans le traitement de l’épilepsie et de la danse de Saint-Guy. Dehaên en raconte de merveilleux effets : de son temps, il y eut pour ce remède un enthousiasme dont ont commencé à revenir Tissot, Home, et d’autres praticiens étrangers. Dans a toux convulsive, nous l’avons vu réussir : on en a parlé aussi comme très-utile dans les tics douloureux. Les épileptiques peuvent sans doute en prendre jusqu’à un demi-gros el un gros , puisque de nos jours encore, on entend dire que cela n’est pas sans quelque influence sur la fréquence et l’intensité des attaques.

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