‹ Traité de thérapeutique et de matière médciale [sic]Chapitre 178 sur 242 · MÉDECINE ET SCIENCES ACCESSOIRES. — H. DUMONT, GÉRANT · texte numérisé non relu

MÉDECINE ET SCIENCES ACCESSOIRES. — H. DUMONT, GÉRANT

INTRODUCTION

Cette partie renfermant un long travail qui peut paraître déplacé dans un Traité de thérapeutique, je crois de mon devoir de donner aux lecteurs les raisons qui m’ont impérieusement conduit à l’entreprendre, et qui justifient ce que beaucoup appelleront sans doute un hors-d’œuvre.

Lorsqu’il y a deux ans je me chargeai de traiter de la Médication antiphlogistique dans cet ouvrage , je compris aussitôt l’importance et la difficulté de ma tâche. La méthode numérique m’offrait un moyen bien simple d’en finir lestement avec cette difficulté ; mais c’eût été trop peu respecter mon sujet, et abjurer complètement toute foi scientifique : car je pense que c’est le scepticisme qui engendre le numérisme, et que cette méthode, renouvelée de l’école de Cnide, implique dans l’esprit de ceux qui s’en servent cette profession d’obscurantisme : La science n'existe pas. — Nous

ne croyons pas a la science , etc Et , en

effet, cette école le déclare aujourd’hui. Mais ce qu’il y a de plus déplorablement certain, c’est qu’elleest essentiellement condamnée à le déclarer à perpétuité !

Ne voulant ni ne pouvant en conscience confondre avec la science les résultats immédiats de la statistique; n’tecordant à celle-ci d’autre pouvoir que celui d’établir l’existence des faits indépendamment de leur vérité scientifique et de leurs lois, et de fournir ce que Zimmermann appelle la matière brute , que fallait-il que je fisse

3e PARTIE.

pour remplir les exigences du sujet et ne pas m’exposer à répondre par un fait à une question de droit, à substituer, comme on le fait gravement dans l’école numérique, l’impression à l’observation , des chiffres à des principes, l’énumération à l’analyse, et des moyennes à une synthèse philosophique ?

II n’y avait qu’une seule manière : observer sous toutes leurs faces les faits relatifs à la médication antiphlogistique dans le but immédiat de vérifier ou d’infirmer par eux une pensée médicale; puis, si cette analyse sévère et circonspecte concluait à la synthèse posée d’abord comme objet de vérification , partir de celle-ci pour en déduire réciproquement les préceptes thérapeutiques les plus fidèles, et retrouver ainsi, comme trempés dans une étude sérieuse des lois de la vie et revêtus de l’autorité de la science, les faits qui avaient servi de point de départ. Il fallait, en un mot, après avoir, selon l’épigraphe hippocratique de ce livre, cherché à remonter 'a la connaissance des maladies parles résultats thérapeutiques, redescendre à ceux-ci au moyen de la connaissance des maladies.

C’est ce que je me suis efforcé de faire ; et ainsi j’ai satisfait autant qu’il était en moi aux conditions d’une bonne observation.

Pour atteindre ce but, j’ai consulté soigneusement le passé sur la question qui rn intéressait; j’ai puisé, quant au présent,

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à toutes les sources cliniques et littéraires qui m’étaient ouvertes. J’ai observé dans les hôpitaux la pratiquede ceux qui sont avares d’émissions sanguines, — de ceux qui en usent avec économie, — de ceux enfin qui en sont prodigues. J’ai comparé , non pas numériquement, mais scientifiquement les résultats de ces méthodes entre eux et avec les préceptes que nous ont livrés les grands maîtres ; jugeant tour à tour les idées par les faits et les faits par les idées ; interprétant le sens et dissipant l’obscurité des uns à la clarté des autres; puis, m’animant de cette attention que seul peut rendre infatigable l’amour de la vérité, j’ai vu bientôt tous ces faits et leurs conséquences prochaines, et leurs lois particulières, venir se coordonner comme d’eux-mêmes sous la pensée simple, grande et naturelle qui les assemble, les classe et les engendre scientifiquement, comme ils étaient assemblés, classés et engendrés dans la nature.

Je m’empresse de le dire, cette pensée, qui n’est pas un système dans l’acception ordinaire et défavorable du mot , mais plutôt une méthode d’observation, un flambeau qui ne laisse dans l’ombre aucune des faces du sujet de la médecine; cette pensée sous l’inspiration avouée ou instinctive de laquelle a été conçu et exécuté tout ce que l’art et la science peuvent avec orgueil montrer de beau, d’utile et de vrai, et en dehors de laquelle rien de ce qui s’est fait n’a été marqué de ce triple caractère, cette pensée est celle qui, sortie il y a plus de vingt-deux siècles du génie d’HiPPOCRATE , a fondé la médecine comme science, et a renversé l’empirisme primitif, en élevant l’art sur des principes invariables.

Qu’on le remarque bien ( car c’est là, si je ne m’abuse, un fait immense !), la science médicale, la physiologie et la pathologie n’existaient pas; et voilà que tout à coup elles sont constituées , leurs fondements sont irrévocablement jetés , un germe est déposé par Hippocrate , et ce germe contient l’arbre de la science, qui dès lors prend racine, commence à croître, et se dé-

veloppera dans les siècles futurs, dont il renferme virtuellement tous les progrès!... Qui donc a pu vivifier ainsi en un jour tous les faits amassés depuis Esculape?... Quelle puissance a pénétré au sein de ce chaos pour y porter soudainement la création et faire succéder à l’empirisme , au scepticisme et par conséquent au numérisme de Cnide, la prévoyance, la foi scientifique et les principes de Cos ? Qui surtout a remplacé la statistique stérile, inintelligente et superbe de la première de ces écoles par des observations et des idées qui concluent constamment à des règles pratiques dont les bases sont immuables ?... Qui donc a pu tout cela?

Hippocrate introduit dans l’étude de l’homme la philosophie des causes finales,

. c’est-à-dire qu’il observe et coordonne les phénomènes de la santé et de la maladie du point de vue de leur fin ou de leur but d’activité, et de ce moment date pour la physiologie et la médecine l’ère scientifique.

Maintenant, je soutiens d’une manière générale que cette philosophie est la seule possible pour toutes les branches des connaissances humaines; la seule où l’on ne soit pas exposé à prendre pour des révélations de la nature , et pour l’expression réelle et fidèle de l’enchaînement et de filiation des faits , les créations plus oui moins ingénieuses de son esprit; la seul* où l’on n’explique rien, mais où l’on sc borne à observer la marche et la succession des faits ou des phénomènes, pour parveni à saisir leur loi de génération ; car c’est et cela précisément que consiste la science Or j’ose défier hardiment qu’on arrive V saisir la loi de génération des phénomène dans un ordre de faits quelconques, si o: ne les observe et ne les coordonne pas d point de vue de leur fin ou de leur but d’aï tivité. Donc, la science naît de l’élude et d la notion du but d’activité des phénomène qu’elle embrasse, ou, si l’on veut, c’est 1 considération de ce but qui produit !

science : d’où il suitque l’hippocratisme qi a fondé, d’après de tels principes, la scient

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médicale et l’art de guérir, est seul capable d’en continuer et d’en accomplir les progrès.

Ceci n’est qu’un fait que je constate pour le passé et dont il serait utile de bien sc pénétrer pour l’avenir, afin de ne p3S chercher le progrès où il ne saurait être. Et s’il fallait parler à l’amour-propre et à l’ambition des auteurs et des chefs de la science, pour être plus sûr de les intéresser à ce que je viens de dire, je les prierais de m’indiquer, dans notre science, une seule œuvre toujours grande, pratique et vraie , qui ait surnagé à tous les naufrages des idées systématiques, soit assurée de l’immortalité, et qui pourtant n’appartienne pas à l’école hippocratique, et ne puisse être incontestablement revendiquée par elle!... En attendant la réponse à cet appel, je me crois suffisamment autorisé à persister dans mon opinion.

On croit généralement, et c’est ce qui, de nos jours, tient les esprits éloignés del'hippocratisme, que cette philosophie médicale prescrit de reprendre la science l'a où l’a laissée Hippocrate, et de n’admettre rien de ce qui n’est pas dans ses œuvres; que cette doctrine est ennemie du progrès et rerepousse toutes les acquisitions modernes, etc., etc. Oui : un très-grand nombre de médecins articulent contre l’hippocratisme avec une naïveté robuste le grief banal de tendance rétrograde, de barbarie et autres emphases à l’usage des déclamateurs qui s’imaginent que le progrès consiste à se précipiter les yeux fermés, quand même et n’importe où. Mais ce qu’il y a de plus triste, et ce que je me refuserais à croire si je ne l’avais maintes fois entendu, c’est que ces propos inconsidérés s’accréditent dans l’esprit des élèves, parce qu’ils ont passé par la bouche d’un maître. Et, ici, il est heureux que la majorité d’un auditoire jure sur la parole du professeur, car sans cela elle finirait bientôt par voir s’évanouir ce prestige de science profonde , de sévérité philosophique et d’autorité considérable qui doit entourer à ses yeux tout homme chargé de lui enseigner la vérité.

Je voudrais que ce lût ici le lieu de prouver que la doctrine hippocratique n’est pas susceptible de vieillir, et que c est être coupable envers elle et envers la raison, d’accusation au moins irréfléchie, que de professer avec bonne foi qu’elle est contraire au progrès. Cette démonstration serait presque tout un traité de pathologie générale, tandis qu’il ne m’est permis, pour le moment, que de répéter une seule chose, savoir : que l’hippocratisme n’est pas un système reposant , comme tous les systèmes, sur une proposition d’ordre secondaire plus ou moins générale ou plus ou moins artificiellement généralisée et prétendant à dominer logiquement tous les faits d’une science lorsqu’elle est elle-même dominée par une idée plus générale, à laquelle le systématique n’a pas pu s’élever ; mais que l’hippocratisme est une méthode philosophique d’observation, une sorte de sommité du haut de laquelle l’œil embrasse simultanément le plan de la nature, voit chaque fait à sa place , tant dans ses rapports avec les autres faits que dans son rôle relativement à l’ensemble. L’hippocratisme, c’est en définitive l’observation complète , ou l’étude de l’homme vivant sain et malade sous toutes ses faces, dans toutes ses modifications, l’observateur restant constamment placé au point de vue du but d’activité de la force vitale et des organismes qui sont les moyens de manifestation de cette force, seul point de vue d’où il lui soit possible de constater, non-seulement l’ordre de succession des phénomènes, mais encore leur loi de génération.

Voici pourquoi je définis l’hippocratisme, V observation complète en médecine.

Ampère, dans sa philosophie des sciences, a assigné à l’esprit qui étudie un fait ou un ensemble de faits , quatre points de vue successifs, quatre stations ou degrés déplus en plus élevés, qui correspondent à des degrés d’instruction, de plus en plus forte et à une faculté de compréhension successivement plus étendue et plus complète de l’esprit qui observe. Je désirerais bien po-

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pulariser autant que possible la notion de ce calque si fidèle des procédés et des progrès successifs par lesquels passe l’intelligence dans l’appréciation et l’étude des faits dont se compose une science. Il me suffira de l’énoncer brièvement en faveur de l’objet que je me propose actuellement. J’appliquerai plus spécialement à la médecine que ne l’a fait Ampère, chacun des quatre degrés qu’il admet et que j’adopte avec lui comme représentant parfaitement l’excentricité croissante des horizons de plus en plus reculés que découvre le véritable observateur, à mesure que sa vue acquiert de la pénétration par l’habitude et la fixité opiniâtre du regard.

II est un premier point de vue qu’Ampère nomme ciutoptique (de l’objet luimême, et de 0 7TTO/Jt(ti , je vois) ; c’est celui d’où nous apercevons simplement et matériellement les faits sans aller au delà. Tout au plus l’esprit peut-il se permettre de compter ces faits en les réunissant par groupes, d’après la différence de leurs caractères physiques, et rien de plus; c’est-àdire que ce point de vue ne comporte que la statistique telle qu’elle est faite par l’école numérique. Cette opération n’est pas même encore l'ombre d’une constitution scientifique. Si l’école dite numérique n’élevait donc pas ses prétentions plus haut qu’il n’est possible d’atteindre dans ce premier stade de l’observation; si elle disait : Voilà des matériaux bruts et non façonnés; la vérité y est contenue pour ceux qui sauront l’en extraire; quant à nous, nous n’avons aucune idée de la construction qu’ils peuvent servir à élever; ce n’est pas notre affaire, etc cette école serait tolérable,

elle serait utile. Mais elle veut diriger la science, et ainsi sa seulemission lui échappe. Peut-être doit-on s’en féliciter, puisque la science n’étant plus à son berceau , toute école qui veut nous reporter à Cnide est un anachronisme. Que l’esprit qui commence l’étude soit forcé de s’arrêter un instant au point de vue autoptique, c’est nécessaire ; mais qu’au dix-neuvième siècle une école

s’élève pour condamner la science à cette enfance perpétuelle, cela ne peut s’expliquer que par les déceptions profondes dont la doctrine dite physiologique a abreuvé notre science, et par le scepticisme épais et mortel qui s’est appesanti sur la génération actuelle.

Monté à un second point de vue, appelé par Ampère, cryptoristique (de xpt/7rr5î, caché, et de ôp.fa, je détermine), l’esprit saisit les premiers rapports de cause à effet, lie un phénomène bien visible à un qui l’est moins, et recueille, comme le dit M. le professeur Lordat, le premier soupçon des causes cachées des faits. L’esprit aperçoit un nombre d’autant plus grand de ces rapports superficiels qu’il est plus attentif et plus sagace ; il peut même , avec celte ingéniosité et cette acuité particulières de l’esprit qu’on nomme du talent, découvrir des relations plus complexes et moins apparentes, mais il n’atteint pas encore aux lois de génération des phénomènes, et est impuissant à fonder la science. De ce point de vue, on peut tirer les conclusions immédiates des faits. La chirurgie proprement dite , la physiologie expérimentale et la plupart des travaux de l’école médicale de Paris sont exécutés de ce point de vue. La science de l’homme et la médecine interne ; ne commencent véritablement qu’au point de vue suivant.

Il est désigné par Ampère sous le titre de ti'oponomiqve (de Tp07rJ, changement, et vo>oî, loi). L’observateur qui est parvenu à celte troisième station est placé assez haut pour étudier le fait sous tous ses aspects, dans toutes ses conditions d’origine, de développement, de durée, de cessation, d’état normal et insolite, de modifications diverses apportées par les lieux, les temps, les influences accidentelles, etc...; en un mot, les innombrables faces du polyèdre i}on-«, seulement lui sont connues, mais il sait la force qui les réunit pour en former un corps; puis ce fait lui apparaît en dernier lieu constitué par trois conditions , savoir: un principe, un moyeu et une fin. Enfin.

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du moment où il comprend que la fin préexiste au moyen et l’engendre, le fait est philosophiquement apprécié et conclut à une pratique. I.a science spéciale et l’art existent dès lors simultanément.

De ce troisième point de vue est née la doctrine hippocratique, et ce n’est qu’en s’y plaçant qu’on peut continuer la science. La pratique de la médecine interne n’est complète et sûre qu’entre les mains de celui qui a pu franchir les deux premiers stades de l’observation, et atteindre le degré troponomique de l’étude de l’homme. Et maintenant que le lecteur est initié au langage que j’ai emprunté à l’illustre Ampère, je suis sûr d’être compris en disant que l’hippocratisme n’est autre chose que l’observation complète, ou si l’on aime mieux , la physiologie et la pathologie étudiées du point de vue troponomique. Où est dans tout cela la barbarie et la haine du progrès?

Ampère admet un quatrième point de vue qualifié de crrjptologiquc (de caché,

et de élude), et que j’appellerais volontiers encyclopédique, parce qu’il élargit assez l’horizon de l’observateur, pour que celui-ci puisse saisir le rapport qui unit le domaine des faits dont il a trouvé la loi de génération au point de vue troponomique, avec tous les autres systèmes de faits qui composent la création, et qu’il peut classer encyclopédiquement la science spéciale dont il a travaillé à établir la constitution, comme il avait alors découvert la loi de génération des phénomènes particuliers à cette science spéciale.

L’hippocratisme atteint cette hauteur de vues, toutes les fois qu’il attaque les questions de physiologie et de pathologie générales et transcendantes. C’est même lui uniquement qui a enfanté les seuls monuments que quelques grands génies ont élevés dans ce genre.

Ces développements étaient indispensables pour légitimer le culte que, dans les recherches sur la chaleur animale, la fièvre et l’inflammation , contenues dans celle partie, j’ai voué à la pensée hippocratique, et

tous les efforts que j’ai tentés pour donner à cette grande doctrine le baptême de régénération qu’elle a reçu dans presque tous les siècles au sortir de quelque violente révolution médicale.

Si j’avais trouvé dans les ouvrages anciens ou modernes les principes sans lesquels je ne crois pas qu’on puisse administrer salutairement la médication antiphlogistique, je me serais abstenu de reprendre moimême toutes ces questions, et je serais immédiatement entré dans l’appréciation générale des indications de cette méthode curative; mais outre que je ne pouvais renvoyer à aucun ouvrage pour l’étude de ces principes, les progrès accomplis depuis cinquante ans dans l’anatomie comparée, l’embryogénie , l’anatomie pathologique et la chimie organique , étaient autant d’acquisitions dont il fallait enrichir la doctrine hippocratique.

Placé, en raison du défaut d’espace, entre l’alternative de n’exposer dans cette partie que les principes d’où doit découler la médication antiphlogistique , ou bien celle médication elle-même, j’ai préféré et dû préférer la première de ces deux manières, car le lecteur déduira bien plus facilement les conséquences du principe, qu’il ne serait remonté à celui-ci au moyen des conséquences.

J’engage les amis delà science à ne pas se prononcer trop rapidement sur les défauts que les préventions de notre époque médicale vont prêter en foule à mes recherches.

La plupart des livres publiés depuis trente ans n’exigent, pour être lus et compris à fond, que des études et une attention fort médiocres. Je préviens qu’ici, au contraire, l’esprit sera souvent arrêté; mais j’ose compter sur la bienveillante persévérance des esprits sérieux et philosophiques. C’est pour eux que j’ai écrit, et c’est à eux seuls que je suis jaloux de plaire... Satistrium phat veritas si apud paucos bonosque accepta ; nec enim indoles c jus est placere multis.

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