‹ Traité de thérapeutique et de matière médciale [sic]Chapitre 23 sur 242 · PAVOT ORIENTAL · texte numérisé non relu

PAVOT ORIENTAL

Celle belle espèce que l’on cultive dans tous :s jardins contient dans ses capsules une grande uanlilé d’Opium. M. Petit, pharmacien à Corcil , en a extrait de l’Opium qu’il appelle Opium îdigène, et qui a des propriétés quatre fois moins clives que l’Opium exotique.

Les fleurs sèches s’emploient en infusions amine légèrement calmantes.

Les capsules sèches, beaucoup plus actives que i lh-s du pavot somnifère , sont pourtant moins mployées que ces dernières. On les prend , en i fusion pour lisanne , en décoction pour laveumts , fomentations , bains, injections vagina- ■s. etc. Nous dirons tout à l’heure , à propos du avot somnifère, à quels accidents l’usage de ces ' ipsules a donné lieu.

PAVOT SOMifIFÈRE.

C’est de ce pavot qu’en Orient on relire l’O-

pium j on en distingue deux espèces, le pavot blanc , le pavot noir. Dans le nord de la France, en Belgique , la culture de ce pavot se fait en grand , pour récolter l’huile que contiennent ses graines et qui est connue sous le nom d’huile d’œillette. On peut , même dans nos climats, recueillir de ses capsules une notable quantité d’Opium ; et aujourd’hui , en France, c’est , dit-on, des capsules de notre pavot somnifère que l'on retire une grande partie delà morphine employée dans la plupart de nos officines.

Les têtes de pavots somnifères sont les seules parties de la plante dont on fasse usage en médecine ; les tètes de pavots blancs sont les plus recherchées parce qu’elles sont plus volumineuses que celles du pavot noir; elles sont d’un usage extrêmement commun. On les emploie en infusions pour lisannes, en décoction pour lavements fomentations , bains , injections vaginales. Mais la quantité de principes actifs que contient une capsule est très-inégale , et peut être quelquefois considérable. Aussi faudra-t-il prendre les plus grandes précautions lorsqu’on donne des lisannes ou des lavements préparés avec la télé de pavots. Il n es! pas d années qu on ne signale des empoisonnements par la décoction d’une seule capsule de pavot blanc. Chez les enfants surtout cet accident est assez commun.

Nous pensons donc qu’on ne doit jamais donner à l’intérieur l’infusion ou la décoction de têtes de pavots ; qu’il faut la remplacer par une préparation d’Opium dont la dose soit exactement calculable; pour l’usage externe au contraire, les capsules devront être employées de préférence et surtout pour les classes pauvres de la société.

Ce que nous venons de dire justifie assez ce que nous avons dit ailleurs du sirop diacode. Ce sirop préparé avec les tètes de pavots blancs , est par cela même d’une extrême inégalité , et toujours on devra lui préférer le sirop thébaïque, qui contient des doses fixes et partant calculables d’Opium.

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