IV. CYANURE DE MERCURE
Le cyanure de mercure connu sous les noms d’iiydrocyanale et de prussiate de rpercure , se présente sous forme de longs prismes incolores , inodores, d’une saveur slyptique' et désagréable. Il est extrêmement soluble dans l’eau, inaltérable à l’air et à la lumière.
M. Coullon le regardecorame aussi énergiquement toxique que l’acide prussique médicinal , mais Itlner , sans nier celte action vénéneuse , ne la croit pourtant pas aussi puissante que l’a prélendu M. Coullon.
Mendoga elSalamanca, médecins espagnols, le regardent comme le plus puissanL anti-syphilitique. DéjàChaussieretHorn lui avaient reconnu les mêmes propriétés thérapeutiques qu’aux autres préparations mercurielles, sans lui en accorder pourtant de plus spéciales. Au contraire , MAI. Cullerier et Dard qui pratiquaient à l’hôpital
des vénériens de Paris, et dont l’expérience a une grande valeur, pensaient que le cyanure de mercure est un agent infidèle et peu actif.
Lu résumé , lorsque parmi les préparation* mercurielles il en est tant sur lesquelles nous pouvons compter comme anti-syphilitiques, pourquoi recourir à un moyen qui peut être si dangereux.
Thompson , que nous avons vu préconiser l’acide hydrocyanique en lotions dans le traitement des maladies cutanées, conseille aussi dan* les mêmes circonstances une solution de cyanure de mercure. <
Préparations et doses.
On le donne soit en solution dans un véhicule gommeux, soit en poudre ou en pilules. La formule du docteur Mendoga était la suivante : Cyanure de mercure, de huit à douze grains ; laudanum de Sydenham, de un à deux gros ; eau distillée, une livre. En prendre matin et soir une cuillérée à bouche dans un verre de tisane.